Amiati

Créé le 23 mai 2012 |
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(1851-1889) - Interprète

Amiati, de son vrai nom Maria-Theresa Abbiate, naît à Torino (Turin), en Italie, en 1851. Elle commence à chanter à Paris très jeune, sous le nom de Fianco ou Fiando, au  Concert Bélanger et au Théâtre Saint-Pierre. Elle interprète des romances, sans succès. En 1869, elle se produit à l'Eldorado sous le pseudonyme d'Amiati. Elle y chante des chansons "paysannes", habillée en en sabots et jupons courts, sans plus de succès.

Pendant la Commune (18 mars 1871-28 mai 1871), elle crée à l'Eldorado en mars 1871, "Qu'on se souvienne", puis en avril "La voix de la France" et "Maudite soit la guerre" (René Gry/Alfred d'Hack), et en mai "Assez de sang". Elle se spécialise la même année dans la chanson revancharde. Elle interprète ainsi "Alsace et Lorraine" (Gaston Villemer-Henri Nazet/Ben Tayoux), puis crée "Le maître d'école alsacien" et "Une tombe dans les blés", sur des textes de Villemer et Delormel qui lui écriront en 1882 le célèbre "Fils de l'Allemand". Son plus grand succès reste "Le clairon" (Paul Déroulède/Emile André) qu'elle crée à l'Eldorado vers 1875.

En dehors de cette salle, Amiati passe régulièrement à La Scala, ainsi que dans une moindre mesure aux Ambassadeurs. Parmi son répertoire, on peut également citer : "Le violon brisé" (René de Saint-Prest-L. Christian/Victor Herpin, 1885), "La plus belle fille du monde" (Villemer-Delormel/F. Wachs), "Le premier rendez-vous" (H. Ryon-Villemer/Robert Planquette"), "Le rêve de bébé" (Lucien Colonge/Léopold Ganfloff), "Quand on a vingt ans" (Hyppolyte Ryon/Abel Queille), "Vous m'avez fait pleurer" (Alfred Prost/F. Doria), "Le temps où j'aimais Marguerite" (P. Théolier/N. Seraene), "Près d'un enfant" (H. Dracy/G. Michiels), "Mon bien-aimé" (E. Leclerc-P. Bilhaud/Alfred d'Hack), "Les noces de Madeleine" (Villemer-Delormel/Lucien Collin), "Trois Français" (Julien Valdy/Georges Douai)...

A l'âge de 35 ans, sa santé décline. En 1886, elle est ainsi obligée de prendre un long repos. Elle revient sur scène en 1889. Elle est très affectée par le décès de son époux, durant l'été de cette même année, mais continue à se produire sur scène, bien qu'enceinte. Amiati décède le 27 octobre 1889, des suites de son quatrième accouchement, dans le dénuement (son mari avait fait faillite). Elle est enterrée dans la fosse commune du cimetière du Raincy. Amiati n'a jamais enregistré, mais Bérard a gravé certaines de ses chansons, car comme elle, il a interprété un répertoire varié (chansons mélodramatiques, romances, valses...).

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