Astonvilla

Créé le 29 septembre 2010 |
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Frédéric Franchitti (chant) naît à Villeneuve-Saint-Georges le 31 août 1969. De 7 à 12 ans, il apprend le piano au conservatoire. A 13 ans, il monte son premier groupe, Dagstaff. Au lycée d’Ivry-sur-seine, il rencontre Hocine Hallef, dit Hoss (guitare), et ensemble, ils commencent à écrire des chansons. De leur côté, Jean-baptiste Mory, dit Djib (basse) et Laurent Muller, alias Doc Muller (batterie) se croisent en 1992.

En janvier 1994, ces quatre musiciens jouent ensemble en première partie des Silencers, au Plan, à Ris Orangis, sous le nom d’Automatique. Suite à ce concert, ils sont contactés par Bertrand Lamblot de RCA-BMG. Rejoints par Frank Pilant, à la deuxième guitare, le groupe se rebaptise Astonvilla, nom évoquant l’équipe de football anglaise, choisi pour ses sonorités à la fois anglosaxonnes et latines. Dès décembre 1994, le groupe se produit aux Transmusicales de Rennes. Astonvilla signe chez BMG en 1995, et se lance dans l’enregistrement de son premier album. Réalisé par Renaud Letang, connu pour son travail sur C’est déjà ça d’Alain Souchon (il collaborera par la suite notamment avec Manu Chao et Mathieu Boogaerts) et Frank Pilant, Aston Villa, sort le 22 avril 1996. Le groupe s’y distingue par un rock mélodique efficace où prédominent les guitares, comme en témoignent les singles « Raisonne » et « Si les anges ». Astonvilla part en tournée en France, Suisse, Belgique et Québec, joue en première partie de ZZ Top, Deep Purple, ou en compagnie des Wampas, en tout près de 200 concerts en un an et demi.

En 1998, leur maison de disques BMG, non satisfaite des ventes de leur album, les remercie. Astonvilla tourne beaucoup moins et prépare son deuxième opus. Extraversion paraît le 2 avril 1999. Le groupe introduit des machines (samples, programmations), afin selon Fred le chanteur d’apporter plus de subtilité à leur musique. Porté par « J’en rêve » et son clip, l’album se vend à plus de 20 000 exemplaires et Astonvilla continue de se forger un public de fidèles. Le groupe s’épanouit sur scène, notamment en novembre à L’Elysée-Montmarte à Paris. Frank Pilant accaparé par l’enregistrement en 1999, de l’album d’Alain Souchon, quitte le groupe. Il est remplacé à la guitare par Nicolas Muller, dit le King, frère du batteur. Astonvilla, se retrouve une nouvelle fois sans maison de disques (Sony démantèle leur label Double T).

Le doute s’installe et en 2000, Hoss s’en va. Astonvilla se réduit donc à un quatuor et c’est sous cette formule, que sur l’idée de leur manager, le groupe enregistre en trois soirs, fin janvier 2001, leur premier disque en concert, à La Scène à Paris. Astonvilla joue en acoustique, secondé par des percussions, un didgeridoo et une guimbarde, essentiellement des morceaux de ses deux premiers albums, ainsi qu’une reprise de Nirvana « All apologies ». Le format acoustique met en avant la voix et les textes de Fred, ainsi que les mélodies, et les morceaux prennent une tournure plus pop. Accueilli par le label indépendant Naïve, Astonvilla sort Live acoustic en avril suivant. Agrémenté de cordes et remixé, « Raisonne » ressort sept années après sa création sur le premier album, et cette fois ne cesse de passer en radio, suivi par « Si les anges », sur le même modèle. Astonvilla touche désormais un large public. Leur tournée de 40 dates se termine avec succès en décembre 2001, dans un Bataclan complet.

En février 2002, Astonvilla, qui existe depuis huit années reçoit la Victoire de la musique dans la catégorie révélation de l’année. Les ventes de Live acoustic décollent et Astonvilla, après avoir enregistré son troisième album studio, reprend la route, se produisant dans les grands festivals d’été (Eurockéennes de Belfort, Francofolies de La Rochelle, de Spa…). Strange, réalisé par Frank Pilant et Renaud Letang, paraît le 24 septembre 2002. Le groupe y fait figurer se différentes facettes, l’électrique, les machines et l’acoustique de manière moins cloisonnée qu’auparavant. Mélange de chansons rocks (« Le Chien », « Dislok », « Voiture française »), de ballades sur fond de cordes (« Prière », « Strange »), le disque se termine par « Slowfood », exercice de style abstrait, ode à l’art culinaire français, dans lequel Jean-louis Aubert, Alain Bashung , Zazie, Reuno de Lofofora, entre autres, récitent le menu du chef Pierre Gragnaire. Dès le mois d’octobre Astonvilla reprend la route pendant trois mois, passant deux soirs de suite sur la scène de La Cigale à Paris en novembre. Malgré les départs en janvier 2003 des frères Muller (guitare et batterie), le groupe continue sa tournée en France, Belgique et Suisse en 2003, rejoint par Frank Pilant à la guitare et un nouveau batteur. En octobre suivant, Astonvilla joue en Amérique Latine, notamment au Costa Rica et au Salvador.

En janvier 2004, la formation se stabilise autour de Fred (chant), Djib (basse), Cyril D (guitares) et Greg (batterie). En mai 2004, sur la scène de La Cigale, Astonvilla présente 5 morceaux de leur nouvel album à paraître courant 2005. Le quatrième album studio d'Astonvilla, De jour comme de nuit, sort le 23 août 2005. Il est précédé par un single, "Regarde-moi". Le groupe a commencé à travailler sur les nouvelles compositions fin 2003, lors de la tournée au Costa Rica. Astonvilla a pour la première fois en dix ans, pris du temps pour cet enregistrement, ne gardant que les morceaux les plus aboutis. Le groupe en 2005 comprend, outre les deux membres fondateurs, Fred et Djib, Greg Baudrier à la batterie et Manu Baroux à la guitare. De jour comme de nuit a été réalisé par Daniel Presley (Cali, Luke...). Les 13 morceaux ont été enregistrés à l'ancienne, en analogique, dans des conditions live. Le résultat sonne résolument rock avec riffs et mélodies au couteau : "Rock music" (dont le texte compile les titres d'albums mythiques du rock anglophone et hexagonal), "Regarde-moi", "Un homme bien" (tout en crescendo avec un break piano/guitare tout en nuances), "Coming out" (et sa basse très eighties), "Tête de lune", "A vendre"... On retrouve également quelques ballades, "Un million de lézards", "Champagne", "Soldier" et titres mid tempo plus pop "Ma blonde"...

Début novembre Astonvilla entame une tournée nationale avec un passage à l'Elysée-Montmartre le 29 novembre et à l'Olympia le 30 mars 2006. Djib, le bassiste ne prend pas part aux deux premiers mois de cette tournée, pour raisons de santé. Victime d'un accident de moto en mai 2003, il souffre encore de douleurs à la main gauche. Il est remplacé par Damien Habouzit, ancien collaborateur de Prohom. Fred, par ailleurs, écrit des textes pour le prochain Bashung.

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Fred

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