Aubret, Isabelle

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1938) - Interprète

Née à Lille, Isabelle Aubret (Thérèse Coquerelle de son vrai nom) est la cinquième d’une famille de onze enfants. D’origine modeste, elle travaille dès l’âge de 14 ans en tant qu’ouvrière dans l’une des nombreuses usines de sa région. Elle pratique également la gymnastique, et devient championne de France en 1952. Parallèlement, elle participe à de nombreux concours de chant locaux, et entame ainsi une carrière de chanteuse d’orchestre.

En 1960, elle remporte un nouveau concours à l’Olympia, ce qui lui permet d’être repérée par Bruno Coquatrix. Grâce à son soutien, elle rencontre l’année suivante Jacques Canetti, qui lui fait enregistrer son premier 45 tours, sur lequel figure « Nous les amoureux », titre grâce auquel Jean-Claude Pascal remporte le Prix Eurovision de la Chanson pour le Luxembourg la même année. Peut-être cette victoire était-elle prémonitoire, puisqu’Isabelle Aubret obtient à son tour la première place au classement de ce même concours en 1962 avec « Un premier amour ».

Sa carrière semble désormais lancée, mais sa rencontre avec Jean Ferrat la même année apparaît comme des plus déterminantes. En effet, celui-ci lui écrit très vite une première chanson « Deux enfants au soleil », lui permet de signer un nouveau contrat avec son éditeur Gérard Meys, et lui propose de faire la première partie de sa tournée. L’année suivante, elle fait également la première partie de Jacques Brel à l’Olympia. Malheureusement, son ascension est stoppée nette par le terrible accident de voiture dont elle est victime en 1963, et dont elle met de nombreuses années à se remettre. Le soutien de ses amis joue cependant un rôle important dans sa guérison (Jacques Brel lui fait ainsi don à vie des droits de « La Fanette »), et elle trouve la force en pleine convalescence d’enregistrer « C’est beau la vie » et "Les amants de Vérone", composé à son attention par Jean Ferrat, et remonte même sur la scène de l’Olympia en première partie d’Adamo.

Il faut cependant attendre 1968 pour voir son grand retour, année où elle participe de nouveau au Prix Eurovision de la chanson avec « La Source », où elle obtient la troisième place. Elle enchaîne alors les tournées en France et à l’étranger, ce qui lui vaut en 1980 d’être sacrée meilleure chanteuse du monde par le Japon. Isabelle Aubret a toujours mis sa voix au service d’auteurs prestigieux, à commencer par Jean Ferrat qui reste son partenaire musical privilégié, ainsi que Jacques Brel. Mais elle enregistre également des titres d’Alain Bashung (alors inconnu, en 1973), Romain Didier, Allain Leprest et même Jean-Jacques Goldman.

En 1982, un accident de trapèze interrompt une nouvelle fois sa carrière, mais son courage force l’admiration et elle continue d’enregistrer de nombreux albums (dont celui entièrement consacré au poète Louis Aragon en 1992), et d’enchaîner les tournées. En 1992, elle reçoit des mains du président François Mitterrand la Légion d’Honneur. Malgré des amitiés politiques qui à une certaine époque ont pu lui porter préjudice (Isabelle Aubret a toujours été très proche du Parti Communiste), elle est cependant unanimement considérée comme l’une des plus grandes interprètes françaises.

RÉAGISSEZ  COMMENTEZ

Donnez votre avis
Portrait de Utilisateur anonyme

Bonjour,
Isabelle Aubret c'est la qualité, l'amitié et le courage.C'est une Nordiste qui a toujours été présente dans mon coeur. Peut-on l'applaudir dans le Nord ? Merci et bravo pour votre site.

Poster un nouveau commentaire

CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
crédits le hall

© LE HALL DE LA CHANSON 1990 - 2016 :: Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques Actuelles

Parc de la Villette - Pavillon du Charolais - 211, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris - 0153724300


logo MCC
NOUS
SOUTIENNENT

logo SACEM