Blondy, Alpha

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1953) - Auteur, Compositeur, Interprète

Seydou Koné naît à Dimbrokro (Côte d’Ivoire) en 1953. Il crée son premier groupe, Atomic Vibrations, au lycée, avant de gagner les Etats-Unis, via le Libéria. De ce séjour américain de deux ans date son adhésion au reggae et au rastafarisme. Il enregistre à New York six titres pour le producteur jamaïcain Clive Hunt, avant de devoir revenir dans son pays en 1975, un retour qui se fait dans des conditions extravagantes et dramatiques, sa famille le faisant interner dans un hôpital psychiatrique à sa descente d’avion.

A partir de 1981, le producteur de la télévision ivoirienne Fulgence Kassy lui offre une audience, et deux ans plus tard, il compose l’album « Jah Glory ». Le titre « Brigadier Sabari », critique des exactions policières, fait un tabac parmi les jeunes et assied sa notoriété dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au fil des albums, son message œcuménique va séduire aussi bien les loubards de Treichville, le quartier chaud de la capitale, que le vieux président Houphouët-Boigny, auquel le chanteur dédiera plusieurs chansons, utilisant même un discours qu’il a prononcé lors du 40e anniversaire du parti unique.

En 1985, c’est à Paris qu’Alpha Blondy fait mouche, lors de son premier passage au Zénith pour la sortie de l’album « Rasta Poué ». Un reggae aux sonorités mandingues, un timbre caractéristique, du charisme scénique, des textes riches en métaphores, écrits en douala, en français ou en anglais : malgré des relations difficiles avec le show-biz occidental, le succès du “rastafoulosophe”, comme il aime à se qualifier, ne se démentira plus.

Après une tournée africaine avec Julien Clerc, il enregistre une série de disques, toujours avec son groupe Solar System - « Apartheid is nazism » (1985), « Jérusalem » (1986), « Révolution » contenant le tube « Sweet Fanta Diallo » (1987) , « Masada » (1992), « Yitzhak Rabin » (1998) - tous marqués du sceau d’une philosophie non violente.

Prônant la paix entre les religions - on le voit sur scène avec une bible, un coran et le talmud - et l'unité du monde noir, son message musical est devenu une référence pour les nouvelles générations africaines.

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