Couté, Gaston

Créé le 23 février 2011 |
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(1880-1911) - Chansonnier

Gaston Couté naît le 23 septembre 1880 à Beaugency dans le Loiret. Son père et sa mère y sont meuniers. Le jeune Gaston passe son enfance auprès de ses parents qui travaillent dans différents moulins, notamment celui de Clan, non loin de Meung-sur-Loire. Ecolier studieux, il apprend sans difficulté. En 1891, il obtient son certificat d’études (premier du canton). Il entre au lycée d’Orléans en septembre 1895. Gaston Couté ne supporte pas la discipline de l’établissement et ses notes s’en ressentent. Il commence à écrire divers récits comme « Une lessive qui tombe un jour de Fête-Dieu », publié en septembre 1896 dans le journal La Meunerie Française. L’année suivante il quitte le lycée. Il commence à travailler comme commis auxiliaire à la Recette Générale d’Orléans… Il entre ensuite au journal Le Progrès du Loiret. Il commence à publier ses textes, entre autres, dans La Revue littéraire et sténographique du Centre.

En 1898, il assiste à Meung-sur-Loire à une soirée organisée dans le Café Gillet par le montmartrois Castello. Il se lance et, après y avoir été autorisé, récite deux de ses textes : « La statue de Jean de Meung » et le « Champ de naviot » (écrit en patois). Le deuxième texte retient l’attention de Castello, qui le complimente et lui dit qu’avec de la persévérance et du travail il pourrait se faire une place parmi les chansonniers montmartrois.
Le 31 octobre 1898, Gaston Couté arrive à Paris. Il débute au cabaret Al Tartaine sur le boulevard Rochechouart, puis passe à L’Âne rouge et enfin aux Funambules en 1899. Il y rencontre le succès, commence à gagner un peu d’argent (les premiers mois il ne mangeait pas à sa faim) et croise de nombreux chansonniers parmi lesquels Jehan Rictus et Maurice Lucas. Il y prend l’habitude de boire, de vivre le moment présent sans se soucier de faire des économies…
En 1900, il est réformé, après s’être présenté au conseil de révision en ayant bu du vinaigre, s’être drogué et sans avoir mangé les jours précédents.
En 1898-99, il écrit quelques-uns de ses plus beaux textes : « Le gas qu’a mal tourné », « L’école », « Les conscrits », « Le christ en bois »…
En 1902, Gaston Couté se produit dans le cabaret Les Quat’z’arts. En 1904, il publie avec son ami Maurice Lucas, une pièce en un acte, « Leu’ Commune ». Il continue de passer dans les cabarets parisiens et d’écrire : « Les mangeux de terre », « L’idylle des grand gas », « Jour de lessive », « La dernière bouteille »…

Ne faisant guère attention à sa santé, Gaston Couté devient tuberculeux. Il loge selon ses finances dans de petits hôtels, travaille tard dans les cabarets et termine les nuits avec ses amis au gré de leurs promenades nocturnes, de bistrots en bistrots. Il mélange vin et absinthe et arrive régulièrement en retard pour se produire.
Au Lapin agile, où il dit ses textes, il côtoie Max Jacob, Mac Orlan, Francis Carco. Sur la butte Montmartre, il fréquente Picasso, Utrillo, Poulbot…

En août 1909, Gaston Couté retourne vivre quelque temps à Meung-sur-Loire, avant de retrouver les cabarets de la capitale. Il souffre d’une bronchite chronique et son mode de vie bohème n’arrange rien. Sa santé décline.
En 1910, il se produit pendant quelques semaines à Rouen. Il passe également quelques jours à Bruxelles. En juin de la même année il commence à travailler pour le journal La Guerre Sociale, dirigé par Gustave Hervé. Il y publie une chanson  par semaine inspirée par les faits politiques et sociaux de la période. Il y gagne très bien sa vie, mais cet argent ne reste pas longtemps dans ses poches. Il se repose une nouvelle fois auprès de ses parents durant l’été 1910.

De retour à Paris, il continue d’écrire des chansons pour les journaux anarchistes (52 pour La Guerre Sociale et 5 pour La Barricade). Ces textes peuvent se chanter sur des airs à la mode. Le 13 juin 1911, il est poursuivi pour « outrages à la magistrature », du fait de son texte « Il avait an tire-bouchon ».
Gaston Couté se produit alors au Cabaret d’Alexandrette.
Il décède le 28 juin 1911 à l’hôpital Lariboisière.

Gaston Couté a été mis en musique et interprété notamment par Gérard Pierron, Loïc Lantoine, Edith Piaf, Gabriel Yacoub, Bernard Lavilliers, La Tordue, Marc Ogeret, Monique Morelli, Remo Gary, Emmanuel Pariselle…
 

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