Delerue, Georges

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1925-1992) - Compositeur

Georges Delerue naît à Roubaix le 12 mars 1925. Issu d’un milieu modeste, il passe une jeunesse plutôt difficile ; il doit en effet quitter très tôt l’école pour travailler en usine. Passionné de musique, il prend néanmoins des cours de piano, et est admis au Conservatoire de musique de Paris où il poursuit ses études, entres autres, sous la direction de Darius Milhaud. En 1952, il obtient la direction de l’orchestre de la Radiodiffusion française.

Attiré depuis longtemps par le cinéma et la scène, il écrit de nombreuses musiques pour des courts métrages, des ballets, des pièces de théâtre et même pour des spectacles de Sons et lumières. Lorsqu’à la fin des années cinquante la « Nouvelle vague » commence à se manifester, il devient l’un des compositeurs privilégiés de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Pierre Kast, Claude Chabrol. En 1959, il compose la valse que l’on entend au milieu du film d’Alain Resnais, Hiroshima mon Amour ; il signe ensuite les musiques des films Le bel âge de P. Kast, La morte saison des amours d’Edouard Molinaro, Une aussi longue absence d’Henri Colpi puis celles de Tirez sur le pianiste et de Jules et Jim de François Truffaut.

En 1963, il compose la partition du film Le Mépris de Jean- Luc Godard, dans lequel la musique joue un rôle particulièrement important. Il collabore ensuite avec Philippe de Broca : L’homme de Rio, Les tribulations d’un chinois en Chine et Le roi de cœur. En 1964, il signe la musique du film de Gérard Oury, Le corniaud qui obtient un succès commercial retentissant. Il accède à une renommée internationale avec la partition de Viva Maria ! de Louis Malle en 1965. Il fait en effet chanter le tandem Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, et devient l’un des très rares musiciens français avec Maurice Jarre et Michel Legrand à être sollicité par le cinéma américain.

En quarante deux ans de carrière, Delerue écrit une centaine de musiques pour la télévision (téléfilms et séries) et signe presque 200 partitions de longs métrages : La vingt-cinquième heure d’Henri Verneuil, Women in Love de Ken Russell, Le dernier métro, L’été meurtrier, La passante du Sans-souci, Vivement dimanche… Son œuvre, son écriture, son sens de la mélodie en font le digne successeur de Maurice Jaubert, compositeur des musiques de Quai des brumes, Le jour se lève de Marcel Carné et de L’Atalante de Jean Vigo et le placent parmi les grands compositeurs de musiques de films français.

Son travail est récompensé par un Emmy Award à New-York en 1967 et trois Césars en France. Il meurt à Los Angeles le 20 mars 1992, peu de temps après la sortie de Dien Bien Phu de Pierre Schoendoerffer, sa dernière musique de film.

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