Dolly

Créé le 29 septembre 2010 |
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En 1990, Emmanuelle Monnet, dite Manu (chant) et Thierry Lacroix (batterie), montent un groupe acoustique légèrement country baptisé Dolly Bird à Nantes. Dès l’année suivante, le groupe est rebaptisé Dolly & Co. Autour du noyau initial viennent se greffer Michael Chamberlin, alias Micka (guitare), un bassiste et un guitariste. 

 

Pendant quatre ans, le groupe joue un rock chanté en anglais, le plus souvent dans les clubs de Bretagne, de Vendée et de la région nantaise. En 1992, paraît un premier disque six titres No one no feeling, suivi en 1994 de l’album Amours lynchées, tous deux auto-produits. Pourtant en 1995, Dolly & Co s‘essouffle. Deux membres quittent le groupe pour divergence musicale. Manu décide de s’accompagner à la guitare, alors que Micka passe à la basse et que Thierry est toujours à la batterie. Ils sont rejoints par Nicolas Bonnière à la guitare et le groupe Dolly naît véritablement en septembre 1995. Un nouveau répertoire est rapidement mis en place. Manu abandonne l’anglais pour chanter dans sa langue maternelle. Dès le mois d’octobre Dolly se produit en concert. En janvier 1996, alors qu’ils jouent dans un café-concert de Nantes, le producteur Peter Murray, qui auparavant a lancé en France les carrières des Négresses Vertes ou encore de Zebda, les remarque. Dolly signe son premier contrat discographique.

Clive Martin réalise leur premier album Dolly, qui sort en mai 1997. Porté par le tube « Je n’veux pas rester sage », mais également par « Partir seule », l’album se vendra à plus de 170 000 exemplaires. Dolly distille un rock énergique aux refrains accrocheurs et mélodiques. Côté textes, Manu se fait aider par David Salsedo des Silmarils et Jean Fauque, parolier d’Alain Bashung, sur « Joe ». Dolly part en tournée à travers toute la France s’arrêtant en décembre 1997 sur la scène du Bataclan à Paris, mais également au Printemps de Bourges et aux Eurockéennes de Belfort. Au cours de l’été 1998, le guitariste se casse le poignet juste avant un concert en bretagne. Dolly cesse alors sa tournée. Nico se met aux claviers, jouant d’une main et Dolly commence à répéter en août 1998 en vue du deuxième album. Après une longue période de pré-production et d’écriture, le groupe entre en studio avec le producteur Al Clay, collaborateur notamment des Pixies.

Un Jour de rêves paraît en septembre 1999. A côté de morceaux rocks, directement dans la lignée du premier album (« Parti pour une heure », « Le Temps qu’il nous reste ») ou pas (« I Love your hands »), apparaissent des ballades apaisées et méla ncoliques comme « Si je m’en tire » et « L’hiver » ou des chansons plus pop comme « Angel ». Dolly utilise désormais des claviers, un sitar et fait appel à un quatuor à cordes pour enrichir les arrangements de deux morceaux. Afin de garder une cohésion plus grande à l’ensemble, les textes sont écrits en grande majorité par Manu (Thierry en écrit deux et Jean Fauque en co-signe un). Dolly reprend ensuite le route pour défendre cet album plus varié musicalement, et plus personnel que le précédent. Le 11 décembre 2000, le groupe partage l’affiche avec notamment Dionysos, M, Les Wampas, sur la scène du Bataclan pour une soirée exceptionnelle donnée au profit de l'association Survival qui milite pour le droit des peuples indigènes à travers le monde. C’est Doc Muller, batteur d’Astonvilla qui est à l’origine de ce projet.

Dolly consacre toute l’année 2001 à l’élaboration et à l’enregistrement de son troisième album, dans le studio que Manu et Thierry ont aménagé sur leur lieu d’habitation, une ferme en pleine campagne à une heure de Nantes. Cela leur permet de prendre leur temps, d’expérimenter de nouveaux sons et des arrangements multiples pour au final choisir ceux qui correspondent le mieux à chaque chanson. Réalisé une nouvelle fois par Clive Martin, Plein air sort le 30 avril 2002. Ce troisième opus mêle toujours aussi habilement compositions rocks aux guitares rageuses (« C’est pour toi », « Comment taire ») et ballades pop dépouillées (« Matins d’encre »), et introduit des sonorités électroniques (« God »). Après presque un an et demi d’absence sur scène, Dolly repart à la rencontre de son public.

Le quatrième album du groupe, Tous des stars, sort le 11 mai 2004. Il est une nouvelle fois réalisé par Clive Martin, avec l'aide de Nikko (Nicolas Bonnière, guitariste), et enregistré dans le studio du groupe. Dans la continuité du précédent, Plein Air, ce nouvel opus mêle habilement rock et sonorités electro. Ainsi le premier morceau "Tatutia" commence par un sample de breaks de batterie, puis les guitares en arpèges entrent avant qu'une rythmique synthétique proche de Kid A de Radiohead, ne s'installe. L'intro de "Au paradis" sonne également electro, mais laisse rapidement place à des guitares rageuses et un duo basse/batterie rock. "Tous des stars", le single, possède un refrain rock, même si programmations et samples reviennent lors des couplets. "Il était une fois" sonne plus pop avec ses guitares en arpèges et son orgue. "7" est un instrumental un brin expérimental et planant de Nikko. "Faut y croire" revient dans des terres rock plus connues, alors que "Assez de nous" mélange sons electro et guitares saturées. L'album se clôt par "Les bulles", ballade avec guitare acoustique et violoncelle. Dolly donne trois concerts en juin dont deux en Suisse, passe au Solidays en juillet, et effectue quelques dates en août, mais leur tournée débute véritablement en octobre, jusqu'à fin décembre dans un premier temps (avec un passage à l'Elysée Montmartre le 2 novembre). Michaël Chamberlin, alias Micka, bassiste de Dolly, est décédé mercredi 25 mai 2005 dans un accident de voiture.

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