Dufresne, Diane

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1944) - Interprète

Diane Dufresne naît en banlieue de Montréal, au Québec, le 30 septembre 1944. Elle commence à chanter dans une boîte de la banlieue montréalaise en interprétant Jacques Brel, Léo Ferré et Gilles Vigneault. En 1965, elle rencontre le parolier Luc Plamondon. En 1966 et 1967, elle s'installe à Paris. Elle suit les cours de chant de Jean Lumière et des cours d'art dramatique avec Françoise Rosay. Elle se produit à l'Ecluse en 1966, ainsi qu'à L'Echelle de Jacob en interprétant un répertoire québécois : Claude Léveillé, Jean-Pierre Ferland, Félix Leclerc... Elle retourne à Montréal en 1968. Elle sort un premier 45 tours, "Mon coeur est fou", l'année suivante.

Sa rencontre avec le compositeur François Cousineau est déterminante. Après avoir gagné sa vie en enregistrant des jingles pour la publicité, elle sort en 1972 un 45 tours qui remporte un succès immédiat des deux côtés de l'Atlantique : "J'ai rencontré l'homme de ma vie" ("Luc Plamondon/François Cousineau). Suit un premier album avec "Tiens toé ben j'arrive", "Rond-point", puis un second avec "L'Opéra cirque", une chanson de vingt minutes. En 1973, le public de la Place des Arts de Montréal lui fait un triomphe.

Avec son énergie, sa violence, son humour et ses tenues insensées, Diane Dufresne incarne la chanteuse rock qui, sur scène, laisse parler son corps et sa voix aux capacités étonnantes. Autant de qualités qui choquent le public français : son passage en première partie de Julien Clerc à l'Olympia est un échec.

Avec Luc Plamondon et François Cousineau qui disparaît en 1976, elle développe un répertoire satirique, entre glamour et insolence : "La Chanteuse straight" (1972), "Rock pour un gars d'bicyc" (1973), "Les Hauts et les bas d'une hôtesse de l'air" ou "Chanson pour Elvis" (1975). C'est son spectacle à l'Elysée-Montmartre en 1977, entre sauvagerie et délire extravagant, qui la fait adopter par le public français. Suivent l'Olympia en 1978 et 1979, sa participation à Starmania en 1979, le Palace en 1980 ou l'Hippodrome de Pantin en 1982.

Elle devient enfin une vedette en France, alors qu'au Québec, elle est déjà une légende, et chante pour 300 000 personnes en 1981 à Montréal. Elle passe de "Maman si tu m'voyais" (1977), "Le Parc Belmont" (1979), "J'ai douze ans" (1979), "Suicide" (1982, texte de Serge Gainsbourg, musique de Claude Engel) à un spectacle où elle interprète des airs de Verdi (Symphonique 'n Roll, en 1988). Elle prend du recul avec son métier à la fin des années 1980. En 1993, sort Détournement majeur, un album rock, conçu et réalisé à New York. Elle le défend sur la scène de l'Olympia en décembre de la même année.

Elle revient en 1997, avec Comme un parfum de confession, un disque plus intime et dépouillé. En février 2003 paraît Merci, un CD simple en France (triple au Québec), moitié compilation, moitié nouvel album. Diane Dufresne le présente sur la scène du Théâtre du Châtelet les 14 et 15 mars 2003. En 2004, elle donne un concert avec l'Orchestre métropolitain du Grand Montréal et interprète du Kurt Weill. L'enregistrement de ce concert paraît en 2005.

RÉAGISSEZ  COMMENTEZ

Donnez votre avis

Poster un nouveau commentaire

CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
crédits le hall

© LE HALL DE LA CHANSON 1990 - 2016 :: Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques Actuelles

Parc de la Villette - Pavillon du Charolais - 211, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris - 0153724300


logo MCC
NOUS
SOUTIENNENT

logo SACEM