Ferrat, Jean

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1930-2010) - Auteur, Compositeur, Interprète

Jean Ferrat, de son vrai nom Jean Tenenbaum, naît à Vaucresson le 26 décembre 1930. Son père, joaillier juif émigré de Russie, est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz en octobre 1942. Jean Ferrat vit alors caché par des militants communistes.

Aide chimiste et passionné de théâtre, il débute dans la chanson dans les cabarets de la Rive Gauche (La Rose Rouge, Le Riverside, L’Echelle de Jacob...) à partir de 1953, en s’accompagnant à la guitare. Il met en musique un poème de Louis Aragon, "Les Yeux d’Elsa", qu’André Claveau interprète en 1955. Il enregistre son premier 45 tours en 1958, mais ne rencontre le public qu’en 1960 avec "Ma môme".

 
Il se produit à l’Alhambra en 1962, en première partie de Zizi Jeanmaire qui interprète certaines de ses chansons, dont "Eh l'amour". La même année, il entreprend sa première tournée en vedette, et reçoit le Grand Prix du Disque pour "Deux enfants au soleil". En 1964, il enregistre plusieurs succès qui affirment sa popularité, et donnent l’étendue de son répertoire, populaire, poétique ou engagé : "Nous dormirons ensemble", "C’est beau la vie", "La Montagne" ou "Nuit et brouillard", chanson sur la déportation et les camps de la mort où son père fut envoyé.
 
Une chanson qui rend hommage à la Révolution d’Octobre, "Potemkine", fait un succès en 1966, et vaut à Jean Ferrat quelques difficultés pour se faire entendre dans les médias, même si la même année, son autre succès est tout simplement une chanson d’amour, "C’est toujours la première fois". D’un voyage à Cuba en 1967, il ramène "A Santiago" et "Cuba si".
 
Sorti en 1971 sans promotion, son album consacré aux poèmes de Louis Aragon ("Que serais-je sans toi", "Nous dormirons ensemble", "Aimer à perdre la raison"...) devient un classique instantané, et une des plus grosses ventes de l’époque. Il réédite ce succès en 1975 avec un album qui se retrouve en tête des ventes : "La Femme est l’avenir de l’homme" (Louis Aragon) fait un tube, tandis que "Un air de liberté", consacré à la guerre du Vietnam, est interdit d’antenne. La sortie de l’album fait l’objet d’une soirée spéciale à la télévision.
 
A partir de cette époque, et bien qu'il ait fait ses armes au cabaret et dans les grandes salles (l’Alhambra, Bobino en 1965, 1967 et 1968, le Palais des Sports en 1970 et 1972), Jean Ferrat ne se produit plus sur scène. Installé dans un village en Ardèche, dont il est un temps conseillé municipal, il se tient en marge du show-business et enregistre avec parcimonie de nouveaux titres dont il assure à peine la promotion, et qui font pourtant systématiquement l’événement : "Le Chef de gare est amoureux", "Le Bilan" (1980), "Je ne suis qu’un cri" (1985), "Dans la jungle ou dans le zoo" (1991).
 
En 1995, toujours fidèle à l’arrangeur Alain Goraguer, il consacre un nouvel album de chansons à Louis Aragon. Il part en tournée au Québec. Fin 2002, il sort Ferrat en scène, enregistrement réalisé en public en 1991.
 
Jean Ferrat est décédé le samedi 13 mars 2010 à Aubenas en Ardèche.

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