Ferrer, Nino

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1934-1998) - Auteur, Compositeur, Interprète

Né à Gênes, jeune diplômé d'ethnographie et d'archéologie, Nino Ferrer est un passionné de jazz New Orleans. Il débute comme bassiste dans les ensembles de Bill Coleman et Richard Bennet. Il enregistre sa première chanson en 1963, "Pour oublier qu'on s'est aimé", qui passe inaperçue. Mais rapidement son goût pour la musique noire américaine et notamment le rhythm'n'blues, s'exprime dans les titres qui font mouche. "Je voudrais être noir" (1967), chanson hommage aux maîtres de la soul music (James Brown et Wilson Pickett) reste l'un de ses succès.

C'est avec des titres loufoques et énergiques qu'il devient populaire : "Mirza" (1966), "Oh eh hein bon" (1966), "Le Téléfon" (1967), mais aussi "Les Cornichons" ou "Mamadou Mémé". Dans les années 1960, alors que Les Problèmes (futurs Charlots) diffusent le Rhythm'n'Blues à la française et que les titres de Wilson Pickett ("In the Midnight hour"), James Brown ("Papa's got a brand new bag"), Otis Redding ("Sittin' on the dock of the bay") sont des tubes internationaux, Nino Ferrer est au sommet de sa gloire. Mais lorsqu'au début des années 1970, il souhaite changer de registre, le public et les producteurs ne le suivent pas. Si "Le Sud" (grand succès de l'année 1975) et "La Maison près de la fontaine" sont deux tubes, Nino Ferrer garde l'image d'un amuseur public.

En 1983, il quitte définitivement le show-business et se consacre de plus en plus à la peinture. Mélancoliques ("Valentin", "Un premier jour sans toi"), étrangement douces et angoissées ("Chanson pour Nathalie"), ses chansons traitent aussi de sujets d'actualité ("Télé libre" ou "L'année de la comète" sur Tchernobyl). Poète, comme Jacques Higelin ou Claude Nougaro, qu'il cite au passage dans deux de ses chansons, il sait aussi pasticher ses propres textes : Etre ou ne pas être - Tel est toujours la question - Et y a toujours jamais person qui y répond ("Homlet").

En 1995, sort un nouvel et dernier album. Nino Ferrer se suicide le 13 août 1998, dans un champ de blé, non loin de sa maison du Quercy. En avril 2005 paraît On dirait Nino, hommage à Nino Ferrer par 15 artistes et groupes. Ainsi JP Nataf reprend "Oh ! Hé ! Hein ! Bon !", M "Je vends des robes", Bashung "Le Sud", Miossec "Chanson pour Nathalie", Cali "La Rua Madureira", Arno "Mirza", Tété "Mon copain Bismarck, La Grande Sophie "Je veux être noir", Art Mengo "La maison près de la fontaine", Helena "Le téléfon", Danielm Darc "Rondeau"...

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