Gabin, Jean

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1904-1976) - Acteur, Interprète

Reprenant le nom de scène de son père, Jean Gabin (Jean Moncorgé de son vrai nom) débute aux Folies-Bergère. En 1928, il auditionne au Moulin Rouge devant Jacques-Charles qui prépare une tournée en Amérique du Sud. Comme beaucoup de jeunes premiers, dont Henri Garat, qui débute à la même époque que lui, il cherche à ressembler à Maurice Chevalier, la star du music-hall.

C'est finalement Mistinguett qui décide de l'embaucher pour jouer dans la revue qu'elle prépare : Paris qui tourne, de Jacques-Charles et Earl Leslie. La Miss, âgée de 55 ans est alors en pleine gloire et règne sur le monde des revues parisiennes. A ses côtés, Jean Gabin chante « La Java de Doudoune », joue la comédie, et met peu à peu au point son personnage de mauvais garçon. Après le départ de Mistinguett pour le Casino de Paris, Gabin joue dans une autre revue : Allô, ici Paris, avec Georgius et Elsie Janis. En 1954, il se souviendra de ses débuts au music-hall, lorsqu'il tournera le célèbre film de Jean Renoir, French-cancan, dans lequel Edith Piaf incarne Eugénie Buffet.

Parallèlement au music-hall, il commence la carrière cinématographique qui le rendra célèbre. En 1931, il tourne Coeur des Lilas d’Anatole Litvak dans lequel il interprète « La Môme caoutchouc » et « Dans la rue » avec Fréhel. En 1934, il tourne Zouzou, avec Joséphine Baker et chante « Viens Fifine », sur une musique de Vincent Scotto et Georges Van Parys.

Mais sa chanson la plus connue reste « Quand on s'promène au bord de l'eau », sur une musique de Maurice Yvain, qui fleure bon le Front Populaire, et qu'il interprète dans La Belle équipe de Julien Duvivier en 1936. Sa carrière est lancée, et Gabin enchaîne les films : La Bandera, Les Bas-fonds, Quai des brumes, La Bête humaine, et bien d'autres.

Il devient une star du cinéma, et ne reviendra pas à la musique, sauf à de rares occasions. A la demande de Léo Ferré, il participe en 1951, avec d'autres artistes comme les Frères Jacques à son oratorio, De Sac et de cordes. En 1974, il interprète « Maintenant je sais », un long monologue écrit par Jean-Loup Dabadie, dans lequel il fait le bilan de sa vie.

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