Georgius

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1891-1970) - Auteur, Interprète

Né à Mantes-la-Ville le 3 juin 1891, Georgius (Georges Guibourg pour l'état civil) passe son enfance à Paris. En 1907, il travaille dans un atelier de fourrure. En 1908, il est engagé au Concert du XX ème siècle à Ménilmontant. Il y chante des romances et des extraits d'opérettes. L'année suivante, il se produit, entre autres, Chez Pacra, à l'Univers, à la Fauvette, et commence à glisser dans son répertoire des chansons comiques comme "La Polka des thunes" et "Dans la fourrure".

En 1912, il fait ses véritables débuts à la Gaîté Montparnasse, en remplaçant un chanteur comique et change donc de style. Pour satisfaire à la demande, il écrit ses textes. Son premier succès reste "Les Archers du Roy" en 1916, aux allusions grivoises. Georgius se fait une spécialité de la parodie. Il écrit sa première pièce de théâtre en 1916 (L'Heure de la sieste), monte des revues dès 1918, et fonde sa propre troupe, les joyeux compagnons en 1919.

En 1922, il enregistre pour la première fois un de ses succès, "Sur un air de shimmy" (Georgius/René Mercier). Sa chanson la plus connue, "La Plus bath des javas" (Georgius/Tremolo, 1924) épingle les tics des javas à la mode. Georgius ne cesse de se produire et de rencontrer le succès : L'Européen en 1926, Moulin Rouge (1929), Bouffes du Nord (1929), Bobino (1930), Eldorado (1930)...

En 1932, il tourne son premier film, tiré d'une de ses pièces : Pas de femmes (Mario Bonnard), aux côtés de Fernandel. Suivent six autres films jusqu'en 1940. Sa chanson "Sombre lundi", tourne en dérision le suicidaire "Sombre dimanche" interprété par Damia. Il signe également "Au lycée Papillon" (1936) et "Ca c'est d'la bagnole" (1938). En janvier 1939, il enregistre "Sur la route de Pen-Zac", qui se vend à l'époque à 160 000 exemplaires !!

Caricaturiste populaire, il maltraite les convenances en maniant un langage loufoque et parfois absurde, dans lequel se reconnaissent les Surréalistes. A la différence des chanteurs fantaisistes de l'époque, il n'adopte pas de tenue clownesque : il chante en smoking blanc. Ses chansons sont mises en scènes et jouées comme des sketches d'humoristes ; il a d'ailleurs l'habitude de finir ses tours de chant par des saynètes comiques, qu'il écrit lui même.

Fin 1939, après la déclaration de guerre, il participe au théâtre aux armées. En octobre 1940, lors d'un récital à la salle Pleyel intitulé Farces en chansons, il crée "Elle a un stock" (Georgius/Henri Rawson) et "En vélo" (Georgius/Roger Birgé). En 1941, il joue Sganarelle dans le Médecin malgré lui de Molière, à la Comédie française. En février de la même année, il interprète pour la première fois "Mon heure de swing" (Georgius/Henri Rawson), sur la scène de l'Européen. De 1941 à 1942, il est le directeur artistique de trois salles : l'Etoile, le Théâtre Antoine et l'Ambigu. Il y monte des spectacles, des revues, et se produit en tour de chant à l'A.B.C. et à l'Européen. En 1944, à Bobino, il crée la Revue Georgius.

En 1945, pour avoir chanté durant l'occupation, le comité d'épuration des artistes lui interdit de se produire sur scène pendant un an. En octobre 1946, il fait sa rentrée avec succès à Bobino. En 1951, après un dernier passage dans la même salle, il décide d'abandonner la scène. Auteur prolifique, il continue d'écrire des romans (il signe plusieurs titres pour la Série Noire), des pièces , des chansons, articles et scénarios. Il meurt le 8 janvier 1970.

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