H, Arthur

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1966 - Auteur, Compositeur, Interprète

Fils de Jacques Higelin et de Nicole Courtois, Arthur H naît à Paris le 27 mars 1966. S'il grimpe très tôt sur scène pour rejoindre son père, son premier souvenir musical lui vient d'une sortie avec l'école vers huit ans. Dans un vieux théâtre, des musiciens interprètent du Gershwin. Malgré le chahut ambiant, il ne peut se décrocher des mélodies. Il se passionne dès lors pour la musique, écoute les Beatles... A 14 ans, il découvre le punk. Il achète une guitare électrique et commence à jouer dans un groupe. 

Vers 16 ans, il abandonne ses études et part trois mois naviguer aux Antilles. A son retour, ses parents l'envoient à Boston, en faculté de musicologie à Berkeley, pendant un an et demi. Il y étudie le piano jazz alors qu'à l'époque, il n'apprécie guère ce style musical. De retour à Paris, il joue dans différents groupes plus ou moins rock. Il découvre la chanson, Serge Gainsbourg, et Edith Piaf que sa mère écoutait souvent. A la veille de ses vingt ans, il chante des reprises de leur répertoire respectif, ainsi que des Doors. Il reconnaîtra plus tard admirer Alain Bashung et Brigitte Fontaine, qui l'inspirent.

Il monte le groupe Bizarre Bizarre avec un partenaire. L'expérience dure un an. La musique du groupe est si compliquée que le duo a du mal à la jouer. Arthur H décide de revenir à des compositions plus simples et acoustiques. Depuis l'âge de 14 ans, il écrit des textes, des petites histoires. Il les met en musique et se constitue une série de nouvelles chansons. Il découvre le jazz par l'intermédiaire du film Autour de minuit de Bertrand Tavernier, et c'est une révélation. Il puise dans la discothèque paternelle, et se passionne pour Thelonious Monk et Gerry Mulligan. Il écoute également Tom Waits. Sa rencontre avec le contrebassiste anglais Brad Scott est déterminante. Après quelques répétitions, ils se produisent en duo, trois soirs à La Vieille Grille, en décembre 1988. Ils y restent finalement un mois. En février 1989, ils sont rejoints par le batteur Paul Jothy. Ils jouent au Sentier des Halles, et ne cessent de se produire en banlieue parisienne.

En février 1990, Arthur H enregistre son premier album éponyme. Le mois suivant il se produit deux soirs de suite au Théâtre de la Ville. Le 18 juillet, il fait la première partie de Barbara aux Francofolies de La Rochelle. Arthur H sort en septembre 1990. Au gré de ces 13 morceaux, Arthur H raconte des petites histoires, navigant musicalement entre jazz (" Quai n° 3 ", " Perfect stranger ", " Cool jazz ") et chanson (la très belle valse " Je rêve de toi ", " Marouchka ", " Loulou ", une reprise d'Edith Piaf " Padam padam "...), le tout arrangé par Joseph Racaille pour les cordes et Jon Handelsman pour les cuivres. Début 1991, il se produit pendant cinq semaines au Pigall's à Paris. En avril, à l'occasion de l'émission radiophonique Pollen de Jean-Louis Foulquier, il joue pour la première fois à l'Olympia. Il tourne ensuite en France ainsi qu'au Japon. Bachibouzouk, son deuxième album sort en avril 1992. Arthur H brouille un peu plus les pistes, et mélange les genres musicaux : il passe de morceaux aux arrangements jazzy (" Bachibouzouk band ", " Annabelle ", " Le Général de Gaulle dans la cinquième dimension ", " Adieu "), à une salsa (" Luc "), à une chanson dont la mélodie est soulignée par une clarinette Klezmer (" Un fantôme asthmatique "), une autre avec ukulélé (" Con comme la lune ")... Entouré du Bachibouzouk Band composé de Brad Scott (contrebasse), Paul Jothy (batterie), Jon Handelsman (sax alto, flûte, clarinette), David Lewis (trompette, bugle) que l'on retrouvera plus tard dans Paris Combo, Edmundo Carneiro (percussions), et Thomas Bloch (ondes Martenot, cristal Baschet), Arthur H investit début 1993 pendant un mois et demi le chapiteau-cabaret du Magic Mirrors, au parc de la Villette. Il y crée un spectacle qui ressemble à une soirée au music-hall, avec numéros visuels et histoires racontées entre les chansons. En février, il obtient une Victoire de la musique, dans la catégorie révélation masculine. Il part ensuite en tournée avec le Magic Mirrors en France, puis à l'Île de la Réunion et au Québec. Témoin de cette série de concert, En chair et en os, son premier disque en public, sort en octobre 1993. A cette occasion Arthur H se produit deux soirs à l'Olympia.

En 1994, après plus de 700 concerts et 150 000 disques vendus, Arthur H décide de faire une pause. Accompagné du fidèle Brad Scott à la contrebasse et à la basse, Arthur H s'entoure de nouveaux musiciens pour son troisième album studio. Trouble-fête, publié en septembre 1996, bénéficie de la présence de Laurent Robin à la batterie et de Nicolas Repac à la guitare, aux samples et aux programmations rythmiques. Le disque s'ouvre sur " Le Baron noir ", chanson aux cordes arrangées comme sur les autres morceaux par Joseph Racaille. " Le sculpteur aveugle " fait un détour vers la rumba. " La lionne et l'éléphant " mêle mélopées africaines et cordes arabisantes. Une trompette bouchée très jazzy traverse " Petite reine ", qui sera reprise par le piémontais Gianmaria Testa. Arthur H interprète " Trouble-fête " et " Berceuse pour Marcia ", en s'accompagnant au Fender Rhodes, qui remplace le piano dans tout l'album. Chaque morceau possède une ambiance propre, traversée de sons et de parfums parfois indéfinissables. D'octobre à décembre, Arthur H part en tournée en province.

En janvier 1997, il monte un nouveau spectacle empreint de rêve et de magie au Théâtre du Gymnase à Paris. Au printemps 1997, il tourne pour la troisième fois en Afrique, au Bénin et au Togo. De ces spectacles découle un nouvel album en public, Fête trouble, à l'automne 1997. En avril 1998, Arthur H s'envole pour l'Amérique du Nord où il donne une série de concerts. Il participe la même année à l'album hommage à Jacques Brel, Aux Suivants, en reprenant " Sur la place ". En 1999, il compose la musique du film Inséparables de Michel Couvelard. Il part également en tournée en solo, s'accompagnant au piano.

Sorti en septembre 2000, Pour madame X, son quatrième album studio a été enregistré dans un château médiéval à Montéton, près de Marmande dans le Sud-Ouest. A côté de son trio habituel, on retrouve Jon Handelsman, responsable des arrangements de cuivres, et son Orchestre de la lune. Avec cet opus, Arthur H décide de faire un disque beaucoup plus émotionnel et simple que le précédent. Il travaille ainsi la rythmique de ses morceaux d'une manière répétitive, à l'instar de la musique africaine ou de la techno, tout en gardant par-dessus une mélodie européenne. " Mystic rhumba " mélange un rythme de rumba et des cuivres yiddish. " Inséparables mais... ", avec ses guitares wah wah, lorgne rythmiquement du côté du disco. Avec "Les Parures secrètes ", ponctué d'orgue Hammond et de vibraphone, Arthur H crée un slow langoureux. Il définit " Haka Dada ", comme le premier rap surréaliste. " Une rose pour Madame X " mêle programmation rythmique techno et trompette jazz. La très belle ballade " Indiana Lullaby " est interprétée en duo avec Lhasa. Dès novembre 2000, Il repart en tournée. En mars 2001, il passe à la Cigale à Paris. En juin il joue au Laos et en Thaïlande. Le mois suivant il se produit au Québec. En août, il partage la scène avec son père à Uzeste. Il participe également à l'album hommage à Georges Brassens, Les Oiseaux de passage, et reprend " La fille à cent sous ". En mars 2002, il rejoint Brigitte Fontaine sur la scène du Grand Rex à Paris. Il joue également avec l'accordéoniste Marc Perrone. Il compose et interprète au piano " Les objets " sur French paradoxe de Jacno. En juin 2002 sort Piano solo, enregistré dans des conditions live mais en studio. Arthur H revisite ses morceaux seul au piano et reprend, entre autres, " Nue au soleil ", interprété initialement par Brigitte Bardot, " The man I love ", immortalisé par Billie Holiday ou encore " Hollywood " de Brigitte Fontaine.

Négresse blanche, enregistré dans son appartement de Montmartre, paraît le 13 mai 2003. Arthur H y libère sa voix et s'éloigne du parlé-chanté cher à Serge Gainsbourg. Certains morceaux prennent une tournure pop (" Le jardin des délices ", " La légion étrange ", " Bo Derek ", et " Venus rose ", le titre caché), voire pop synthétique (" Lady X "). " City of light " fait une incursion du côté de l'électro, alors que " Avanti ! " rappelle les chansons rebelles italiennes. " Nancy & Tarzan ", chanson légère sur fond de piano et d'accordéon bénéficie d'une mélodie entraînante.

Arthur H débute une tournée en juin 2003, qui passe par Paris du 2 au 13 juillet au théâtre des Bouffes du Nord. Il se produit ensuite, notamment aux Francofolies de La Rochelle, aux Vieilles Charrues et au Nice Jazz Festival. Après un passage à La Cigale le 1er novembre, il continue de tourner en province jusqu'en avril 2004. Il est ensuite question de concerts au Québec et en Chine.

Le sixième album studio d'Arthur H, Adieu tristesse, est sorti en septembre 2005. Enregistré entre Paris et Montréal par Jean Massicotte (Lhasa, Pierre Lapointe), Adieu Tristesse est musicalement très riche, d'un éclectisme passionnant, une ouverture sur le rêve. Arthur H s\'est entouré de son fidèle guitariste Nicolas Repac (et de ses samples), du batteur Fabrice Moreau et du bassiste Jérôme Goldet. Brad Scott fait une apparition à la contrebasse sur  "Adieu tristesse". Feist interprète en duo avec Arthur H,  "La chanson de Satie", sur une musique de ce dernier. M chante et joue de la guitare sur  "Est-ce que tu aimes ? " et pour la première fois sur disque, Arthur chante avec son père, Jacques Higelin, sur  "Le destin du voyageur ". La musique inclassable d 'Arthur H lorgne parfois du côté de la pop ("Le baiser de la lune",  "La fille de l'Est"), d'un son pop rock ("Est-ce que tu aimes ? "), très légèrement vers le jazz ("Ma sorcière bleue" et son piano et sa contrebasse qui rappellent  "Con comme la lune" du deuxième album), ose une rythmique dansante et un refrain pop avec des cordes envoûtantes ("Ma dernière nuit à New York city"), offre deux très belles ballades ("L'amoureux",  "Le destin du voyageur") et un slow sublime avec guitares acoustiques en arpège pour clore l'album ("Confessions nocturnes")...  Arthur H entame une tournée française le 17 septembre 2005, avec un passage au Bataclan à Paris, le 17 octobre. Le 27 mars 2006, Arthur  H se produit à l'Olympia à guichets fermés. Il y fête ses 40 ans. Il est entouré de Jérôme Goldet (basse), Nicolas Repac (guitares), Patrick Goraguer (batterie) et exceptionnellement d'Albin de La Simone aux claviers. Le concert débute par l'inédit "La Femme maquillée". Le son est parfait. Arthur H chante plusieurs fois en duo : avec M sur "Est-ce que tu aimes ?", avec sa demi-soeur Maya Barsony ("Ma sorcière bleue"), avec Brad Scott, dont c'est également l'anniversaire ("C'est extra" comme en 1992), avec son père Jacques Higelin ("Le destin du voyageur"), avec Pauline Croze... Le répertoire est puisé dans les trois derniers albums (Adieu Tristesse, Négresse blanche, Pour Madame X). Arthur H interprète un deuxième titre inédit, "l'Egyptienne du Molino" accompagné par son batteur au Fender Rhodes. Au milieu du concert, il projette une série de diapos totalement décalées et commente les grandes étapes de sa vie au public de l'Olympia. En rappel il se lance dans une reprise énergique de "Alabama Song" de Kurt Weil et Bertolt Brecht. Le spectacle de plus de trois heures se referme sur une très belle version de "Confessions nocturnes". Le 27 avril, lors du Printemps de Bourges, Arthur H partage la scène de La Hune avec son père Jacques Higelin. Sa tournée se prolonge jusquà  l’été 2006. Arthur H participe au disque hommage à Dick Annegarn intitulé Le Grand saut qui paraît en mars 2006. Il reprend avec De Kift "La limonade". Il a également écrit et composé une chanson, "La reine sans royaume" pour l'album de Jane Birkin, Fictions.

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