Hamza, Ahmed

Créé le 29 septembre 2010 |
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1931

Né le 14 décembre 1931 à Sfax, la capitale du Sud tunisien, Ahmed Hamza grandit au sein d'une famille de huit enfants. Le père, Ghayem, un chanteur renommé de malouf, a été le premier à introduire le piano dans un orchestre traditionnel en plus d'avoir été considéré comme un maître du oud. Ghayem tenait aussi un "kafichanta" (café chantant), un de ces endroits très courus à l'époque par les mélomanes avides d'écouter les derniers titres en vogue. Ce contexte favorable permet à Ahmed, le seul parmi ses six frères à s'engager dans la voie artistique, d'assimiler correctement les leçons de piano de son père et de s'initier au luth selon les règles pointues du malouf.

A l’âge de dix ans, il compose déjà des chants originaux pour les besoins des fêtes de fin d'année scolaire. Deux ans plus tard, certificat d'études primaires en poche, il quitte l'école franco-arabe pour aider son père. A seize ans, il effectue sa première tournée musicale, en tant que membre de la troupe "Ahbab El Fen" (Les amis de l'art), dirigée par le professeur Mohamed Aloulou, en Algérie. Il y retourne seul, intègre la troupe d'Abdelhamid Ababsa (grand nom de la chanson chaouie et père de la future Fella. Il s'installe pour trois ans à Alger. Pendant des années, Hamza, très apprécié en Algérie, fait la navette entre son pays de naissance et son pays de cœur.

A partir de 1955, tout semble sourire à Ahmed. Il compose la musique d'un film britannique "The blacks tents" et, un an plus tard en 1956, il anime les folles soirées orientales du "Condor", un club anglais. Ensuite, il fait un petit tour à Paris avant de retourner à Tunis où il est engagé par la radio comme choriste dans un groupe créé par Abdelhamid Benaljia. En 1958, lors d'un séjour au Caire, il se met à la chanson loukoum, un style qui ne lui convient pas trop. Les années 60 seront plus fécondes quand, s'inspirant de la tradition populaire de sa région, il forge son propre répertoire.

Dès lors, il enchaîne les succès et exprime son talent avec des morceaux comme "Hiya Hiya" (C'est elle, C'est elle) ou "Nesbar Nesbar" (Je patiente, je patiente). Hamza fait du cinéma en 1967 dans "El Fajr" (L'aube), un long métrage sur la révolution tunisienne de Omar Khlifi. A partir de cette même année, et jusqu'en 1974, il représente son pays dans divers festivals et compose pour les autres (Naïma, Oulaya, Kacem Kefi, valeurs montantes du chant tunisien). Ahmed assume aussi les fonctions de chef d'orchestre de la radio à Sfax puis à Tunis.

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