Hurlements d'Léo

Créé le 29 septembre 2010 |
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Le groupe Les Hurlements D’Léo commence à jouer dans les bars de Bordeaux à la fin de l’année 1995. A l’époque, la formation se compose de deux guitaristes/chanteurs, d’une contre bassine et d’une caisse claire. Ils se produisent tout acoustique et chantent a capella, ce qui les obligent parfois entre deux commandes de clients au comptoir, à hausser le ton pour faire entendre leurs chansons et à hurler. Plus sérieusement, le nom du groupe vient du titre éponyme d’une chanson des VRP, présent sur Vacances prolongées, troisième album de ce groupe du mouvement alternatif, emmené par le chanteur Néry. Les Hurlements ne cessent de jouer dans les bars et de tourner en région bordelaise.

La structure du groupe évolue au fil des rencontres (deux musiciens s’en vont, d’autres arrivent), et se stabilise au nombre de huit musiciens : un trompettiste, un accordéoniste, un violoniste, un saxophoniste/pianiste/guitariste/chanteur, deux chanteurs/guitaristes, un contrebassiste et un batteur. Au début leur style musical mélange punk et java. A 16 ans les futurs Hurlements écoutent en effet les fers de lance du mouvement alternatif français : La Mano Negra, les Satellites, les VRP, les Bérurier Noir… C’est donc tout naturellement qu’ils reprennent des morceaux de La Mano, des VRP ou encore de Mano Solo. Progressivement, leur univers musical s’étoffe. Groupe de scène, Les Hurlements D’Léo conservent une énergie rock pour interpréter un mélange de chansons puisant autant dans le musette, la java, les influences de folklores divers (tsiganes, slaves… ), voire le ska, le tout sur des textes néo-réalistes emprunts de poésie ; un univers qui n’est pas sans rappeler celui des Têtes raides, qu’ils considèrent comme leurs aînés.

Début 1999, Les Hurlements publient un premier disque, auto-produit grâce à de l’argent prêté par des amis. Finalement distribué par PIAS, Le Café des jours heureux, s’écoule à plus de 25 000 exemplaires. Ils enchaînent les concerts, se produisant dans des festivals aussi renommés que le Printemps de Bourges, les Francofolies de La Rochelle, les Transmusicales de Rennes, mais également partout en France.

Durant l’été 2000, ils font une pause et enregistrent La Belle affaire, deuxième opus qui sort en novembre suivant. A la différence du premier, celui-ci est beaucoup plus travaillé en studio. S’y côtoient ballades nostalgiques comme « La Malle en mai », valse (« Plus tard »), rock bastringue avec « Bonimenteur » et « Sanizettes » et une fanfare folklorique influencée par les musiques de l’Est composée de 18 musiciens sur « Wechtival ! ». Sam et Alice Burguière du groupe Les Ogres de Barback, y jouent sur deux chansons du violon et du violoncelle. Les deux formations se rencontrent lors d’un concert en 1998. Ensemble et grâce au chapiteau des Ogres, ils montent un projet baptisé « Un air, deux familles », avec lequel ils se produisent en France mais également en Europe, interprétant des compositions originales ainsi que des reprises comme le « Salut à toi » des Bérurier Noir. Un disque live, Un air, deux familles sorti en décembre 2001 en témoigne. Les Hurlements D’léo participent les 3 et 4 octobre 2002, aux côtés entre autres, de Debout sur le zinc, de Polo, de Néry, de Pierre Perret au Cabaret des Ogres de Barback, à La Cigale à Paris. Fin décembre 2002, ils s’envolent pour treize dates en Australie.

De retour de leur tournée, les huit musiciens se retrouvent de janvier à mars 2003, afin de composer de nouvelles chansons. Suite à ce travail collectif, le groupe entre en studio pendant 40 jours (deux semaines de pré-production et un mois d’enregistrement), près de chez eux à Bègles. Résultat, 14 nouveaux titres qui se promènent entre chanson (« La chambre », « Harley Davidson », « Le A d’Amélie »… ), rock alternatif (« Ouest Terne », « Ethnique ta mère »), qui privilégient les ambiances sonores (« La Laisse »), introduisent des machines (« Mon cul » et son final dub… ). On note la présence au rang des invités de Pierre « Kröpol » Gauthé, ex tromboniste de La Mano Negra ou encore d’Alice, violoncelliste des Ogres de Barback. Les textes prennent une dimension plus politique, notamment « Ethnique ta mère » de Simon Faisant sur le conflit israélo-palestinien et « Roi des villes, roi des champs » sur la politique en matière religieuse du maire de Bordeaux. Les Hurlements d’Léo tournent en juillet 2003 en Russie.

Le 7 octobre Ouest Terne sort en France. Le groupe entame à cette occasion une tournée de 40 dates en province (avec deux passages à La Maroquinerie à Paris les 19 et 20 novembre), avant de donner des concerts en Allemagne à la fin du mois de décembre. Ils s’embarquent pour la Chine en février 2004, et pour l’Australie le mois suivant. En mai 2004, ils tournent avec le groupe allemand 17 Hippies sous le nom de Hardcore Trobadors. Un CD 6 titres est publié à l'occasion de ce projet. Hardcore Trobadors se produisent en compagnie des Têtes Raides aux Francofolies de La Rochelle en juillet suivant.

Le 7 février 2005 paraît HDL, premier album live du groupe, réunissant 17 titres enregistrés lors de la tournée en mars 2004. Le groupe reprend la route de février à avril, avec un passage à La Maroquinerie à Paris le 20 avril 2005. Le 12 août, ils se produisent en Hongrie au festival Sziget à Budapest.

Le 13 mars 2006, Les Hurlements d’Léo reviennent avec un nouvel album, Temps suspendu. Produit par Reptile (Sergent Garcia, NTM, Assassin… ), cet opus composé de 13 nouvelles chansons a pour la première fois était conçu comme un véritable album studio. En effet, les huit musiciens ne ses sont pas du tout posés la question de la scène lors de l’enregistrement. En découle un disque très varié musicalement… Temps suspendu s’ouvre sur un titre mid tempo, avec Fender Rhodes, voix parlée et cordes et cuivres entraînants (« Les Pôles »). On retrouve leur côté musette au détour du morceau « Les vipères aux poings » mais les HDL lorgnent aussi du côté du reggae (« Icones.com » et « I’m a Freak »). « Des tigres et des panthères » bénéficie d’arrangements jazzy (trompette bouché, en guitare..). Le oud (luth arabe) fait son apparition sur « « Bulle », « Toujours », « Temps suspendu » et donnent une couleur orientale à ces trois morceaux. « L’addiction » plus folk/rock, tout en crescendo, a en dehors d’une mélodie entêtante, des très beaux arrangements de cordes et de cuivres. Le rock n’est pas en reste avec « Viatiques » et « Mon spectacle débute ». L’album se referme sur « Fleur », ballade piano/cordes intimiste… Les Hurlements d’Léo entament une tournée fin mars. Ils se produisent à La Cigale à Paris le 3 mai.

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