Kante, Mory

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1950

Mory Kanté est né en 1950 à Albadaria, en Guinée forestière, de père et mère descendants d’une lignée de griots - ces griots qui, depuis des siècles, sont la mémoire, la conscience et la sagesse du peuple mandingue. C'est au Mali qu’il fait son initiation, chez une tante chanteuse de l’Ensemble instrumental du Mali. Devenu guitariste, il intègre l’orchestre les Apollos, avant d'être recruté par le célèbre Rail Band du Buffet de la gare, l’orchestre qui fait patienter les voyageurs de la ligne Dakar-Bamako. C’est là qu’il rencontre un chanteur albinos promis à un bel avenir, Salif Keïta, et c’est à cette époque qu’il jette son dévolu sur la kora, instrument qui lui semble le plus apte à concrétiser ses envies de modernité.

En 1978, il part pour Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire, et imagine un big band d'instruments traditionnels qui s’inspire des succès soul et salsa du moment. En 1981, il enregistre au Togo l’album Courougnégné, qu’il va mixer à Los Angeles. Cet album, bien vendu en Afrique de l'Ouest, révèle ses talents de compositeur. En 1984, il part pour Paris, et dès son arrivée, enregistre Mory Kanté à Paris - une sorte de carte de visite.

Dans la foulée, Jacques Higelin, rencontré en Afrique, l'invite à ses côtés sur l'immense scène de Bercy, avec un autre chanteur encore peu connu en France, Youssou N'Dour. Ensuite, la rencontre avec Philippe Constantin, ex-critique de rock devenu responsable du label Barclay, lui permet d’enregistrer Ten Cola Nuts (dix noix de cola) et Akwaba beach (du nom d’une plage d'Abidjan où il aimait méditer). Dans cet album, Yéké-Yéké (feeling-feeling) - adaptation d’une mélodie chantée pendant la cueillette du mil - va révolutionner le show-biz. Akwaba beach va devenir la meilleure vente d’album francophone de 1988, et Yéké-Yéké va générer des versions en hébreux, en arabe, en chinois, en hindou, en brésilien et en espagnol. Et le 14 juillet 1990, Mory Kanté, classé dans les play-lists du fameux “Billboard” américain, représente la France aux côtés de Khaled, devant des dizaines de milliers de New-yorkais réunis à Central Park.

Par la suite, fort de sa célébrité, le “griot électrique” enchaîne Touma (1991), Nongo Village (1993), Tatebola (1996), Tamala, (le voyageur, 2001). Parallèlement, il s’investit dans un projet qui lui tient à cœur : la création à Conakry d’une cité de la musique destinée à promouvoir la culture mandingue.

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