Keren Ann

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1974 - Auteure, Compositrice, Interprète

Keren Ann Zeidel naît en 1974, à Césarée, près de Tel-Aviv en Israël, d’un père israélien d’origine russe et d’une mère hollandaise d’origine javanaise. Elle grandit aux Pays-Bas, notamment à La Haye et à Screvlingen, sur la mer du Nord, dont elle parle souvent dans ses chansons. Passionnée dès l’enfance par l’écriture, son envie de faire de la musique naît en écoutant celle des autres, par le biais des disques de son frère et de sa sœur aînés, Cat Stevens, les Beatles…

Sa mère écoute Françoise Hardy et Joe Dassin. Keren Ann apprécie tout particulièrement les chanteuses américaines Joni Mitchell et Carole King. Elle désire comme elles raconter des histoires et à neuf ans demande à son père une guitare. A l’âge de onze ans, elle arrive à Paris. Elle s’y sent très vite chez elle car à côté du folk américain (Joni Mitchell, Bob Dylan, et plus tard Suzanne Vega…), de la musique yiddish, la chanson française, avec notamment Serge Gainsbourg et Françoise Hardy, fait partie de ses influences les plus importantes. A l’adolescence, elle commence à esquisser des chansons en anglais. Après son baccalauréat, elle entame des études d’informatique, d’océanographie à San Diego en Californie, de philosophie et de psychologie. Mais elle désire avant tout faire de la musique. Elle monte un premier groupe, Kab (Keren Ann Band), avec lequel pendant trois ans, elle joue des reprises anglo-saxonnes plutôt rock, tout en continuant de composer des ballades folk beaucoup plus intimistes. En 1997, elle écrit « Father », chanson du générique du film K, d’Alexandre Arcady. L’année suivante, elle participe au groupe Shelby, aux côtés de deux autres musiciennes. Le morceau « 1+1+1 » obtient un succès discret. Il est composé par Benjamin Biolay, qui cumule une culture pop et une formation classique, collaborateur entre autres de L’Affaire Louis’ Trio.

Ensemble, ils écrivent à quatre mains les chansons du premier album de Keren Ann, La biographie de Luka Philipsen, qui sort en avril 2000. Keren Ann y narre l’histoire d’un personnage fictif qui porte le nom de sa grand-mère maternelle, Lurs Philipsen. Initialement écrit en anglais, elle choisit pourtant le français afin de raconter les petits bouts de vie qui composent l’album. Musicalement, Keren Ann, passe de chansons pop (« Dimanche en hiver », « Seule »), à des titres plus folk («On est loin », « Peutêtre »), fait un détour vers le trip hop (« Dans ma ville »), et même la bossa nova (« Jardin d’hiver »), le tout sur fond de cordes et d’instruments à vent. Durant l’enregistrement une productrice entend la chanson « Jardin d’hiver » et met Keren Ann et Benjamin Biolay en contact avec Henri Salvador. Celui-ci l’enregistre avec quatre autres titres du duo. Keren Ann part en tournée, fait les premières parties de Luz Casal, de M et d’Anna Karina et Philippe Katerine, et se produit au festival des Inrockuptibles à l’automne 2000. Sa chanson « Seule » bénéficie d’un clip réalisé par Emilie Chédid, sœur de M. Le succès de l’album d’Henri Salvador Chambre avec vue, sorti en octobre 2000, donne une seconde vie à celui de Keren Ann. Henri Salvador l’invite pour sa première partie sur la scène de l’Olympia, six soirs de suite en avril 2001. En juin suivant, elle joue en ouverture de Suzanne Vega, une de ses artistes préférées. Keren Ann s’isole ensuite pour travailler à son second album, toujours en compagnie de Benjamin Biolay.

La Disparition paraît un an plus tard fin avril 2002, précédé quelques jours plus tôt par un concert au Trianon à Paris. Ce second opus sonne d’emblée plus acoustique que le premier. Les morceaux naviguent entre folk (« Au coin du monde », « Les rivières de janvier »), pop américaine jazzy (« Ailleurs »), country blues (« Mes pas dans la neige », hommage à Nancy Sinatra et Lee Hazlewood), jazz teinté de blues (« Le chien d’avant garde ») et mélange de chanson yiddish et de R & B (« La corde et les chaussons »). Les arrangements subtils de Benjamin Biolay, utilisant cordes, cuivres et bois, harpe, piano et claviers divers, programmations, et une chorale, servent à merveille les mélodies, la voix de Keren Ann et les textes qui parlent d’amour et du temps qui passe. L’album également enregistré en anglais devrait sortir courant 2003. En octobre 2002, elle part en tournée à travers la France, jusqu’au Printemps 2003. Elle se produit pour la première fois en tête d’affiche de l’Olympia, ainsi qu’au Grand Rex pour les Festins d’Aden, le 13 mars 2003, en compagnie d’Arno, Christophe, Coralie Clément, Benjamin Biolay et Miossec.

Le 30 septembre 2003 paraît Not going anywhere, album en anglais de Keren Ann qui ne comprend que 4 morceaux de La Disparition adaptés dans la langue de Shakespeare, le reste étant constitué de nouvelles compositions. Le 23 septembre sort le disque de Lady & Bird, projet réalisé par Keren Ann en duo avec l’Islandais Bardi Johannsson de Bang Gang (elle chante également sur le nouvel album du groupe). En septembre et octobre 2004, elle se produit aux Etats-Unis.

Le 9 novembre 2004 paraît Nolita, nouvel album bilingue français - anglais, enregistré en solo à Paris et à New-York. Keren Ann entame une tournée française en avril (Printemps de Bourges) et mai 2005. Durant l'été 2005 (juillet, août et début septembre), elle joue au Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le 11 septembre, elle chante à la Fête de l'Huma. Elle donne ensuite quelques concerts en France, dont un Olympia le 3 octobre. Elle part en tournée en province, puis se produit en Autriche et en Allemagne.

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