Louise Attaque

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :
Gaëtan Roussel (chant, guitare, textes) rencontre Robin Feix (basse) au lycée de Montargis dans le Loiret. En 1987, ils arrivent tous les deux à Paris afin de poursuivre leurs études. Ils décident de monter un groupe et sont rejoints par Alex Margraff (batterie) et David Antoniw (guitare solo). Sous le nom de Caravage (peintre italien du XVI ème siècle), ils commencent au début des années 1990 à écumer les bars et les petites salles, jouant un rock électrique où prédominent les guitares. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous, mais Caravage persévère. David décide d’arrêter la guitare et devient l’ingénieur du son du groupe. Au lieu de le remplacer par un nouveau guitariste, les trois musiciens, appréciant Passion Fodder, groupe de Théo Hakola, dans lequel la violoniste Bénédicte Vilain a une place prépondérante, mettent une annonce pour trouver un violon. Arnaud Samuel est le premier à y répondre et intègre la formation. En décembre 1994, la quatuor prend le nom de Louise Attaque, en référence au groupe américain de folk-punk Violent Femmes (Louise pour Femmes et Attaque pour Violent). Louise Attaque décide d’opter pour des instruments acoustiques (basse, guitare, violon, batterie), et des textes en français. Après deux mois d’existence le groupe donne son premier concert et en enchaîne une centaine tout au long de l’année 1995, grâce à une première K7 huit titres et au soutien de l’association parisienne Life live in the bar. Lors d’un concert en Bretagne, le quatuor rencontre Yann Hamon de 3 P’tit Tour, manager et tourneur à l’époque de Miossec. Ce dernier devient leur tourneur et dès le printemps 1996, Louise Attaque se produit au festival off du Printemps de Bourges. Ils sont remarqués par un directeur Artistique de Delabel Editions avec lequel ils passent un contrat et signent quelques temps plus tard sur le label Atmosphériques. Gordon Gano, chanteur des Violent Femmes accepte de produire leur premier album, en compagnie de Warren Bruleigh, producteur à plusieurs reprises des disques du groupe. L’enregistrement a lieu au studio ICP à Bruxelles. Louise Attaque paraît en avril 1997. Robin en dessine la pochette, une Louise aux yeux écarquillés. Le groupe ne cesse de tourner, en province et à Paris (Café de la danse, Divan du monde). Le public est de plus en plus nombreux à les suivre, tout cela grâce au bouche à oreille et à force de prestations scéniques, sans promotion. Les radios prennent le relais et commencent à diffuser leur compositions folk-rock énergiques « J’t’emmène au vent », « Ton invitation » ou « Les Nuits parisiennes ». Le violon de Samuel, oscille entre accompagnements incisifs et mélodies entraînantes, la basse acoustique et la caisse claire jouées aux balais martèlent le rythme, tout comme la guitare acoustique, le tout au service de la voix tendue et incantatoire de Gaëtan. Sur scène, il n’est pas rare que les Louise Attaque reprennent un morceau de Noir Désir, un autre de La Mano Negra, ou encore « Vesoul » de Jacques Brel, qu’ils considèrent être le premier chanteur à avoir adopté une attitude rock sur scène. Phénomène extraordinaire, dès le début 1998, les ventes de l’album dépassent les 400 000 exemplaires (il s’en vendra en tout près de trois millions). Une nouvelle tournée débute en février, passant trois soirs de suite à la Cigale à Paris en avril, par le Printemps de Bourges, les Francofolies de La Rochelle… A cette occasion, Louise Attaque est filmé par Thierry Villeneuve. Le film Crachez vos souhaits sortira le 31 mai 2001, afin d’éviter selon la volonté du groupe d’être un objet promotionnel. On y découvre notamment le quatuor sur scène en duo avec Cornu, et avec M sur « Toute cette histoire ». En octobre 1998, le groupe commence à travailler sur les maquettes de son second album. En juin 1999, l’écriture est terminée. Après une mini tournée en septembre au Québec, qui leur permet de tester quelques nouveaux titres (« La plume », « Sans filet », « La ballade de basse »), les quatre musiciens entrent en studio à l’automne, en Angleterre, entourés par la même équipe de producteurs que pour Louise Attaque. Comme on a dit sort en janvier 2000, sans aucune promotion. Ce second opus commence dans la lignée du précédent avec deux titres à l’énergie évidente, avec toutefois une batterie plus rock (« Qu’est-ce qui nous tente ? » et « Tu dis rien »), et toujours le violon acéré de Samuel. Leur folk rock n’est jamais aussi efficace que dans les morceaux concis aux rythmiques endiablées (« D’amour en amour », « Faut se le dire »). Louise Attaque surprend avec des ballades aux arrangements maîtrisés : « Sans filet » sonnant très Passion Fodder, « La plume » en duo avec Françoiz Breut, « Du nord au sud », ou encore l’instrumental « La ballade de basse ». Les textes de Gaëtan narrent des histoires du quotidien, avec simplicité et un réalisme désabusé. De nouveau sur la route, Louise Attaque organise durant l’été 2000, ses propres festivals, invitant Mickey 3d, les Wampas, ou encore les Violent Femmes et 16 Horsepower. Lors d’un concert, le 25 juillet 2000 au Paléo Festival de Nyon en Suisse, ils interprètent « Du nord au sud » en compagnie de Zebda. Cette version sort en single en 2001, avec celle de l’album, et trois autres remixées. En novembre 2000, les quatre musiciens décident de faire une pause après cinq années consacrées au groupe, deux albums et plus de 350 concerts. Après quelques vacances, Arnaud et Gaëtan se remettent à composer. En juin 2001, ils entrent en studio et jouent de tous les instruments à deux (guitares sèches, mandoline, piano, banjo, violon…). Sous le nom de Tarmac, ils sortent un premier album, L’Atelier, en octobre 2001. Les tempos lents et les sonorités acoustiques sont privilégiés. Le duo reprend « La ballade des gens qui sont nés quelque part » de Georges Brassens. Sur scène, ils sont accompagnés par Philippe Almosnino à la guitare (Wampas), Joseph Dahan à la basse (La Mano Negra/Wampas) et Yves Abadi à la batterie et aux percussions (Dirty District). Tarmac tourne une grande partie de l’année 2002. Enregistrés avec ces musiciens, le deuxième album, Notre époque, paraît le 29 avril 2003. De leur côté, Robin et Alex forment le collectif Ali Dragon, en compagnie de David l’ingénieur du son de Louise Attaque (trompette, guitares, groovebox), et de deux membres d’Antidote, Bruno Nicolas (machines) et Sane Hassout (chant). Mélangeant rock, reggae, hip hop , électro, Le Dernier cri sort en novembre 2002. En mai 2004 Tarmac publie un double album live, Concert au Réservoir, témoin de sa dernière tournée. En septembre suivant, Gaëtan et Arnaud referment la parenthèse Tarmac. En mars 2005, les quatre musiciens de Louise Attaque tournent en Russie et en avril en Inde. Ils donnent quelques concerts en Amérique du Sud. Le 17 juin 2005, le groupe joue au Grand Rex à Paris, avant de se produire dans les festivals d'été. Le nouveau single, "Si c'était hier" est disponible en téléchargement légal sur le site www.louiseattaque.com. Il est extrait du nouvel album, A plus tard crocodile, qui sort le 5 septembre 2005. Les quatre de Louise se sont retrouvés une première fois en septembre 2003, à la campagne dans une ferme de la Drôme. Ils rejouent ensemble et commencent à composer de nouvelles chansons. A l'automne 2004, le groupe entre en studio pour élaborer un troisième album, enregistré entre New York et Paris, par l'américain Mark Plati (collaborateur, entre autres, de David Bowie). Forts des expériences de Tarmac et d'Ali Dragon, ils proposent tous de nouveaux ingrédients : un son de basse rond pour Robin, des boucles pour Alex le batteur, une guitare électrique et non plus acoustique pour Gaétan, des pédales d'effets pour le violon d'Arnaud, plus des claviers... Le son du groupe prend ainsi une nouvelle ampleur. Les 18 morceaux d'A plus tard Crocodile (clin d'œil au "See you later Alligator" de Bill Haley) proposent une palette musicale assez variée : pop rock avec rythmique presque dansante, cordes et claviers aux sonorités asiatiques, percus ("Revolver"), rock avec texte en anglais ("Shibuya station"), sonorités orientales, rythmiques dub, samples divers, violon folk/trad ("Sean Penn, Mitchum"), pop rock ("Et si l'on marchait jusqu'à demain"), une très belle ballade ("Salomé"), folk rock avec guitares électriques et boucles ("Si c'était hier"), folk rock proche du premier album ("oui, non" et "oui, non, encore ?"), claviers orientalisants, basse dub et boucles rythmiques ("Depuis toujours"), rock ambient proche de l'impro ("A l'envers"), rock ("Manhattan"), ballade hypnotique avec machines, boucles diverses, violon avec effets ("La nuit"), reggae dub ("Est-ce que tu m'aimes encore ?"), instrumental allant crescendo proche de l’univers de Yann Tiersen ("La valse")... Louise Attaque tourne en France (avec un crochet par la Belgique et la Suisse) d'octobre à décembre 2005 (avec trois Olympia en novembre), puis à partir de mars 2006.

RÉAGISSEZ  COMMENTEZ

Donnez votre avis

Poster un nouveau commentaire

CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
crédits le hall

© LE HALL DE LA CHANSON 1990 - 2016 :: Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques Actuelles

Parc de la Villette - Pavillon du Charolais - 211, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris - 0153724300


logo MCC
NOUS
SOUTIENNENT

logo SACEM