Macias, Enrico

Créé le 29 septembre 2010 |
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1938

Gaston Ghrenassia, dit Enrico Macias, naît dans une famille juive le 11 décembre 1938 à Constantine. Son père est violoniste dans l'orchestre de Cheick Raymond Leyris, maître du malouf, versant constantinois de l’arabo-andalou. A l'âge de 15 ans Enrico Macias joue à son tour avec celui qui deviendra son beau-père. Au début, il ne rêve point d’être un artiste bien que précocement doué pour la guitare et le chant. Bachelier, il décroche une place de surveillant dans un établissement scolaire. Il est ensuite embauché comme instituteur et continue à pratiquer la guitare.

En 1961, pris dans l’affreux dilemme, “ la valise ou le cercueil ”, à l’instar de centaine de milliers de pieds-noirs, juifs ou chrétiens, il prend le bateau, “ Ville d’Alger ”, pour la France. En 1962, il est engagé au cabaret le “ Drap d’or ” à Paris. Il signe chez Pathé et enregistre "Adieu mon pays" écrit pendant son exode. Ce morceau, diffusé dans un reportage de la fameuse émission “ Cinq colonnes à la une ”, obtient un succès retentissant.

Malgré l'explosion des yéyés, Enrico parvient à trouver sa place et un public qu’il enflamme à chacun de ses concerts, en France comme en Russie ou aux Etats-Unis. Ses chansons, inspirées du malouf en particulier et de la tradition algérienne en général, possèdent une rare originalité qui lui permet d’élargir son audience. Les tournées internationales et les disques se succèdent au cours des années 60. Il reçoit le Prix Vincent Scotto, remporte un énorme succès au Japon et au Carnegie Hall à New-York.

En 1978, le chanteur, interdit jusqu'alors dans les pays arabes, est invité en Egypte par le président Anouar El Sadate. C'est au pied des Pyramides qu'il délivre un message de paix en interprétant "Aimez-vous les uns les autres". A la mort du président assassiné en 1981, Enrico écrit en son hommage "Un berger vient de tomber".

A la fin des années 90, le public est davantage réceptif à la World Music. Déterminé à défendre la musique judéo-arabe, Enrico donne alors un concert au Printemps de Bourges en hommage à Cheick Raymond, le maître de ses débuts. C'est le démarrage d'une très bonne tournée de cette formule dans de nombreuses salles en France, notamment celle du réseau culturel, nouveauté pour le chanteur. Essayant toujours de lancer des ponts entre les juifs et les musulmans, le chanteur prévoit en 2000 une tournée en Algérie. Suscitant de nombreuses polémiques, le projet est reporté.

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