Mariano, Luis

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1914-1970) - Interprète

Mariano Gonzalès-Garcia naît et passe son enfance à San-Sebastian, au pays basque espagnol. En 1937, après la guerre civile, sa famille s'installe à Bordeaux, où il suit des études d'architecture, chante dans des chorales basques, puis s'oriente vers le chant lyrique en suivant des cours au conservatoire et en commençant à enregistrer.

Il monte à Paris en 1942 pour faire carrière : il survit de petits engagements, puis décroche un rôle dans un opéra de Donizetti en 1944 et dans une revue à l'ABC en 1945. Mais surtout, il rencontre à Paris un basque comme lui, le compositeur Francis Lopez, avec qui il crée l'opérette La Belle de Cadix au Casino-Montparnasse en 1945.

Prévue pour 6 semaines, l'opérette tient l'affiche pendant quatre ans. Avec des titres comme "La Belle de Cadix", "Une nuit à Grenade" ou "Le Rendez-vous au clair de lune", Luis Mariano, qui tient le rôle une année durant, devient une vedette populaire. Succès réédité en 1947 avec Andalousie, à la Gaîté-Lyrique ("Andalousie", "Olé torero"), puis avec Le Chanteur de Mexico au Théâtre du Châtelet en 1951 ("Mexico", "Rossignol de mes amours", "Acapulco"), pour lequel il partage la scène avec Dario Moreno pendant 900 représentations.

Suivront Le Chevalier du ciel à la Gaîté-Lyrique en 1955 (avec Francis Blanche), Le Secret de Marco Polo au Théâtre du Châtelet en 1959, Visa pour l'amour à la Gaîté-Lyrique en 1961 ("Visa pour l'amour", "Ah qu'il fait bon", avec Annie Cordy) ou Le Prince de Madrid au Théâtre du Châtelet en 1967 ("La Feria de Séville").

Chanteur de charme doté d'une voix de velours, d'un accent exotique et d'une technique vocale impressionnante, Luis Mariano est une véritable star, dont les apparitions provoquent parfois des scènes d'hystérie. Il s'est essayé au tour de chant à l'Olympia en 1958, mais y déçoit le public pour qui Luis Mariano est indissociable de l'univers de l'opérette, univers du rêve, d'amour et de soleil. Il a enregistré des centaines de chansons, airs d'opérettes, succès du moment ou standards ("C'est magnifique").

Déplaçant les foules sur scène (100.000 personnes aux Arènes de Valence en 1955 !) et en tournée jusqu'en Amérique, Luis Mariano doit aussi sa popularité à ses films. La plupart sont adaptés d'opérettes : Fandango en 1948 ("Illusion", "Fandango du pays basque"), Andalousie en 1950, Violettes impériales en 1952 ("L'Amour est un bouquet de violettes"), Le Chanteur de Mexico en 1956 (Dario Moreno y est remplacé par Bourvil et Annie Cordy), A La Jamaïque en 1956 ("Jamaïca", "Qu'ici qu'ici"), ou Sérénade au Texas en 1958 (avec Bourvil).

Début 1970, il monte encore sur la scène du Théâtre du Châtelet pour une superproduction en 38 tableaux, La Caravelle d'or, dont la musique est une fois de plus signée Francis Lopez. Epuisé et malade, il s'écroule lors d'une représentation, et meurt quelques mois plus tard.

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