Marjane, Léo

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1912) - Interprète

Née à Boulogne-sur-Mer le 27 août 1912, Léo Marjane, de son vrai nom Thérèse Gérard, est élevée en Rhénanie. Elle se destine tout d'abord à la profession d'acrobate, puis débute comme chanteuse en 1931 au cabaret parisien Shéhérazade. Remarquée par son physique et sa voix de contralto, elle obtient un contrat d'enregistrement avec la firme Pathé Marconi. Son directeur Jean Bérard l'oriente vers la chanson jazz.

Ainsi en 1937, elle enregistre "En septembre sous la pluie", adaptation de "September in the rain" de Al Dubin et Harry Warren, tirée du film Melody for two (Louis King, 1937) et "La chapelle au clair de lune" ("In the chapel in the moonlight", Billy Hill). En 1938, elle intègre "Begin the biguine" (Cole Porter) et "Night and day" (Cole Porter) dans son tour de chant, en versions françaises : "Divine biguine" et "Tout le jour... toute la nuit... ". En mai 1938, elle grave "Vous êtes plus belle que le jour", adaptation de "Bei mir bist du schön" (Jacob Jacobs/Sholom Secunda, 1937).

Une tournée aux Etats-Unis lui apporte une première consécration et la renommée de crooner féminin. De retour en France, elle accède au vedettariat en 1941, avec son tour de chant au Concert Pacra et la chanson "Seule ce soir" (Jean Casanova-Rose Noël/Paul Durand). Elle la crée à Radio-Paris, puis sur la scène de l'ABC, l'enregistre en juillet 1941. Cette romance, l'une des plus connues de l'Occupation, reflète les états d'âme des couples séparés du fait de la guerre (prisonniers, Service du Travail Obligatoire...). Autre succès de l'année, "Attends-moi mon amour" (Jacques Larue/Alec Siniavine), que Léo Marjane crée sur la scène du Music-hall de l'Avenue.

En octobre 1942, elle enregistre "Sans toi je n'ai plus rien", adaptation de "Bei dir war es immer so schön" (Hans-Fritz Beckmann/Théo Mackeben), tirée de l'opérette Anita und der Teufel (1938). En 1943, elle tient le rôle de la chanteuse dans Feu Nicolas, film de Jacques Houssin. Elle y interprète "L'âme au diable" (Jacques Larue/Louis Gasté), qu'elle grave en juillet de la même année. Léo Marjane chante régulièrement sur Radio-Paris et dans les cabarets parisiens, avec de nombreux officiers allemands dans l'assistance. En 1945, face à la Chambre civique et au Comité d'épuration qui lui reprochent ces faits, elle répond simplempent : "Je suis myope".

Elle tente de relancer sa carrière après-guerre, avec "Mademoiselle Hortensia" ou encore "Mets deux thunes dans l'bastringue" (Jean Constantin), mais arrête la scène après l'échec de son retour au Théâtre de l'Etoile en 1949. Elle se marie et devient baronne de la Doucette. Elle se retire dans sa propriété de Barbizon et s’adonne à l'équitation et à l'élevage des chevaux.

Ecoutez aussi : "Fascination" ; "Vous qui passez sans me voir

RÉAGISSEZ  COMMENTEZ

Donnez votre avis

Poster un nouveau commentaire

CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
crédits le hall

© LE HALL DE LA CHANSON 1990 - 2017 :: Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques Actuelles

Parc de la Villette - Pavillon du Charolais - 211, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris - 0153724300


logo MCC
NOUS
SOUTIENNENT

logo SACEM