Meurisse, Paul

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1912-1979) - Acteur, Interprète

Né à Dunkerque le 21 décembre 1912, Paul Meurisse passe son enfance en Corse, dans une famille très bourgeoise. Il fait ses études à Aix-en-Provence, et commence sa vie professionnelle comme clerc de notaire. En 1936, en cachette de sa famille, il monte à Paris où il remporte un radio-crochet. Il devient boy de revue au Trianon. Il présente ensuite un tour de chant dans différents cabarets parisiens, interprétant de façon assez lugubre, des chansons gaies.

Remarqué par Pierre Dac, il part en tournée avec lui, Francis Lemarque et Joseph Kosma. Du 19 au 25 avril 1940, il joue au théâtre, Le Bel indifférent, de Jean Cocteau, aux côtés d'Edith Piaf. Mobilisé, il rejoind son régiment à Agen. Il est remplacé dans la pièce par Jean Marconi. Peu après la défaite, Paul Meurisse reprend ses activités d'acteur. Il joue ainsi dans Trois jeunes filles nues au Théâtre Marigny.

Il débute au cinéma dans Vingt-quatre Heures de perm' (Maurice Cloche, 1940). Dans ce film qui ne sort qu'en 1945, on le voit dans son tour de chant. Il tourne ensuite dans Ne bougez plus (Pierre Caron, 1941), puis retrouve Edith Piaf, sa compagne à l'époque dans Montmartre-sur-Seine (Georges Lacombe, 1941). Son air flegmatique, son humour pince-sans-rire font vite de lui une vedette à part entière. En 1942, il joue dans deux films : Défense d'aimer (Richard Pottier), dans lequel il tient le premier rôle masculin aux côtés de Suzy Delair, et Mariage d'amour (Henri Decoin), avec François Périer.

Paul Meurisse continue de chanter jusqu'à la fin des années 40. En avril 1944, il se produit en tête d'affiche à l'Européen. Parmi son répertoire, on peut citer, "Margot la ventouse" (Gabriello/Gaston Gabaroche), "Notre tango", "Un tango, c'est un tango", "Les Bonnets à poil et à plumes"... Il poursuit une brillante carrière d'acteur.

Il tourne dans plus de soixante films dont : Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955), Marie-Octobre (Julien Duvivier, 1959), Guinguette (Jean Delannoy, 1959), La Tête contre les murs (Georges Franju, 1959), Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir, 1959), La Vérité (Henri- Georges Clouzot, 1960), Le Monocle noir (Georges Lautner, 1961), Les Tontons flingueurs (Georges Lautner, 1963), Le deuxième souffle (Jean-Pierre Melville, 1966), L'Armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969)... Il continue en paralèlle de se produire au théâtre. Il meurt le 19 janvier 1979, alors qu'il interprète la pièce de Sacha Guitry, Mon père avait raison.

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