Mitchell, Eddy

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1942) - Auteur, Interprète

Né à Paris, passionné de cinéma américain et de rock'n'roll, Eddy Mitchell est un habitué du Golf-Drouot. Il abandonne un petit boulot dans une banque pour monter son groupe, les Chaussettes Noires, qui, de 1961 à 1963, fait partie des pionniers du rock'n'roll en France.

En rentrant de son service militaire, il sort son premier disque en solo, marquant ainsi la fin des Chaussettes Noires. Fin 1963, il enregistre à Londres un album d'adaptations, dont "Repose Beethoven", d'après "Roll over Beethoven" de Chuck Berry, "Il y a toujours un coin qui me rappelle" en 1964, et "S'il n'en reste qu'un" en 1965, suivi d'un passage sur scène à Bobino. Son répertoire se constitue de tubes américains, sur lesquels il écrit des textes qui collent au rythme, mais aussi de plus en plus de compositions de son pianiste, Pierre Papadiamandis, auquel il devra la plupart de ses succès.

Il se produit en tournée avec Johnny Hallyday en 1966, et passe en vedette à l'Olympia en 1967 pour y présenter un album entièrement enregistré aux Etats-Unis. Après un Olympia en 1969, à une époque où le rock devient "progressif", Eddy Mitchell connaît une certaine traversée du désert, malgré de nouvelles expériences musicales, en particulier avec le groupe Magma.

Avec un retour aux sources, un album enregistré à Nashville en 1974 et présenté à l'Olympia en 1975, avec des musiciens américains, Eddy Mitchell reconquiert son public ("A crédit et en stéréo" ou "C'est un rocker", adaptés de Chuck Berry). C'est le début d'une suite de succès : "Sur la route de Memphis" (1976), "Pas de boogie-woogie" (1977), "La Dernière séance" (1978), "Couleur menthe à l'eau" (1981), "Le Cimetière des éléphants" (1983), "Comme quand j'étais môme", "Nashville ou Belleville" (1984), "Vieille canaille", en duo avec Serge Gainsbourg, "Lèche-bottes blues" (1989),"Je me sens mieux quand je me sens mal" (1993), "Les Tuniques bleues et les indiens" (1996).

Eddy Mitchell devient alors réellement une vedette populaire, et entame dans les années 1980 une carrière suivie d'acteur au cinéma, en même temps qu'il présente à partir de 1982, "La Dernière séance", émission télévisée consacrée au cinéma où il gagne, après le surnom de Schmoll, celui de Monsieur Eddy.

Autant à l'aise dans la mythologie américaine que dans la dérision, dans le rock'n'roll que dans la ballade sentimentale, mi-rocker mi-crooner, Eddy Mitchell donne sa mesure sur les scènes, qu'il enchaîne avec gourmandise : Palais des Sports (1977, 1982, 1984, 1988 avec Johnny Hallyday et Alain Bashung), Olympia (1979, 1980), Casino de Paris (1989, 1992), ou Zénith (1989).

En 1993 et 1994, il entreprend un marathon qui débute au Casino de Paris où il interprète son répertoire de crooner, suivi de l'Olympia pour la country et le rock'n'roll, puis du Zénith avec ses standards, et qui s'achève à Bercy avec un spectacle de cinq heures. En 1999, il enregistre l'album "Les Nouvelles aventures d'Eddy Mitchell". En 2000, en tournée, il chante au Zénith de Caen et à Bercy pour cinq soirées accompagné d'un orchestre de 38 musiciens.

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