N'Dour, Youssou

Créé le 29 septembre 2010 |
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1959

Né en 1959 à Dakar, Youssou N’Dour grandit dans le quartier populaire de la Médina, dans un milieu musical, sa mère étant une “gawlo” (griotte). Très jeune, il chante dans les soirées familiales, les fêtes de circoncision et les veillées de quartier. Puis il joue dans une troupe de théâtre avant d’intégrer, à treize ans, le groupe Diamono, avec lequel il obtient ses premiers succès sur Radio Sénégal.

Il passe deux ans à l’Ecole des Arts de Dakar, mais décidément, il n’a de goût que pour la musique. Si bien qu’en 1977, malgré les réticences paternelles, il fonde avec des copains son premier groupe, l’Etoile de Dakar, qui deviendra en 1981 le Super Etoile. Depuis les années 50, le m'balax, conduit par le tambour “sabar”, est le rythme-clé du Sénégal urbain. Enrichi d’apports étrangers, il va être profondément rénové par Youssou N’Dour, qui fera tout pour l’exporter.

Au début des années 80, il crée sa propre structure de management, la SAPROM (Société africaine de production musicale), et fait ses débuts en France en 1983, à l’initiative de l’Association des chauffeurs de taxis sénégalais, avec un premier tube intitulé Immigrés.

Le public français le découvre au Printemps de Bourges, à Bercy invité par Jacques Higelin, et au Théâtre de la Ville pour la sortie de l’album Nelson Mandela. Peter Gabriel, fondateur du label Realword, l’invite ensuite sur son album So. Devenus amis, ils font ensemble une tournée internationale en 1987. L’année suivante, sa participation à la tournée mondiale d’Amnesty International (avec Sting, Bruce Springsteen, Tracy Chapman et Peter Gabriel) lui apporte la consécration. Autant de contacts qu’il met à profit pour explorer les arcanes de la technologie, du show-biz et de la production discographique. Ce qui lui permet de se détacher de la macro-économie du disque, et de créer à Dakar son propre studio, baptisé Xippi.

En 1994, il décide de voler de ses propres ailes, et enregistre lui-même son dix-huitième album, Wommat (le guide). Au fil des années, il se transforme en entrepreneur et fonde un club (le Thiossane), un groupe de communication, un label (Jojoli), un journal (7 Week- end), une radio F. M. Prototype de l’artiste africain en prise avec le monde, c’est à lui que l’on commande en 1998 l’hymne de la Coupe du monde de football, qu’il interprète lors d’une cérémonie d’ouverture retransmise pour plusieurs centaines de millions de gens.

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