Noël-Noël

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1897-1989) - Acteur, Interprète, Scénariste, Réalisateur

Né à Paris, fils d'un garçon de recettes à la Banque de France, Lucien Noël fait ses études au lycée Turgot. Il apprend le piano. En 1914, il est employé de banque, avant d'être mobilisé en 1916. De retour à la vie civile, il devient dessinateur humoristique au Canard Enchaîné notamment, tout en essayant de se produire comme chansonnier dès 1920.

Il débute aux Noctambules en s'accompagnant lui même au piano. Il passe ensuite à La Pie qui chante. A partir de 1927, il participe aux revues du Théâtre de Dix-Heures : Ah! la bonne heure (1927), C'est l'heure exquise (1928)... Noël-Noël ne cesse à cette époque d'écrire et de composer : "Le chapeau neuf", "L'enterrement", "Souvenirs d'enfance", "La soupe à Toto", "Les étrennes"... Il enregistre ces chansons qui illustrent les petits faits de la vie quotidienne, en 1931 pour la firme Odéon.

Avec La prison en folie (Henry Wulschleger, 1930), il commence une carrière d'acteur au cinéma. On le retrouve, entre autres, dans Mistigri (Harry Lachman, 1931), Monsieur Albert (Karl Anton, 1932), Une brune piquante (Serge de Poligny, 1932), Mam'zelle Spahi (Max de Vaucorbeil, 1934), Tout va très bien madame la marquise (Henry Wulschleger, 1936), L'innocent (Maurice Cammage, 1937), dont il est le co-scénariste, Sur le plancher des vaches (Pierre-Jean Ducis, 1940), dont il est le scénariste.

Paul Colline, chansonnier et scénariste, lui confie le rôle d'Adémaï, paysan naïf et rusé, qu'il incarne dans cinq films : Adémaï et la nation armée, Adémaï aviateur, Adémaï au Moyen-Age... Il devient une vedette et se produit plus rarement sur scène. Toutefois, il passe à l'A.B.C., chaque fin d'année à partir de 1934. D'octobre 1938 à la guerre, il anime une émission sur Radio-Cité aux côtés de Saint-Granier.

Il continue de se produire sur scène pendant l'occupation, à l'A.B.C. (octobre 1940), à l'Européen (décembre 1940), au Théâtre de Dix-Heures (mai 1941), à l'Etoile (mai 1943). Il est ensuite interdit par les Allemands après avoir chanté "Vaches de boches".

Après guerre, il poursuit une brillante carrière d'acteur au cinéma, notamment dans La cage aux rossignols (Jean Dréville, 1945), Le Père tranquille (René Clément, Noël-Noël, 1946), Les casse-pieds (Jean Dréville, 1948), A pied, à cheval et en voiture (Maurice Delbez, 1957), La sentinelle endormie (Jean Dréville, 1965).

En 1950, il réalise La Vie chantée, film dans lequel il interprète ses succès : "Les Polonais", "Le maladroit", "Les départs", "Mariage mondain", "le rasoir du coiffeur"...

Il décède le 5 octobre 1989 à Nice.

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Portrait de Utilisateur anonyme

toujours aussi contente de retrouver vos messages et les souvenirs de ces chanteurs que j'ai connus pour certains.

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