Oswald, Marianne

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1901-1985) - Interprète

Fille d'émigrés juifs polonais, Alice Bloch naît à Sarreguemines, alors ville allemande, le 9 janvier 1901. Orpheline à quatorze ans, elle est placée dans une institution à Munich. A 18 ans, elle décide de devenir artiste et prend le pseudonyme de Marianne Oswald, en référence au personnage d'Oswald de la pièce Les Revenants d'Henrik Ibsen.

Elle commence sa carrière dans les cabarets berlinois, au cours des années 20. Elle quitte l'Allemagne et s'installe à Paris, probablement courant 1931. En juin 1932, elle se produit au cabaret Les Corsaires, puis en mars 1933 au cinéma Falguière. En 1934, au Boeuf-sur-le-Toit, à Bobino et à l'Alcazar, elle impose les chansons de Bertolt Brecht et Kurt Weil : "La Fiancée du pirate", "La Complainte de Mackie", "Le Chant des canons", "Bilbao song", "Surabaya Johnny"... Marianne Oswald introduit l'expressionisme allemand dans la chanson française. Jean Cocteau écrit pour elle "Anna la bonne", "La dame de Monte- Carlo" et "Mes soeurs n'aimez pas les marins". Elle rencontre Jacques Prévert en 1934.

Avec Agnès Capri, elle reste une de ses premières interprètes avec "Embrasse-moi" (Prévert/Wal-Berg, 1934), "Chasse à l'enfant" (Prévert/Kosma, 1936), "Toute seule" (Prévert/Wal-Berg, 1936) et "Les Bruits de la nuit" (Prévert/Kosma, 1937). Elle enregistre également des chansons de Jean Tranchant ("La complainte de Kesoubah", "Sans repentir", "Appel"), d'Henri-Georges Clouzot et Maurice Yvain ("Le Jeu de massacre"), de Gaston Bonheur ("L'émigrante", "Les soutiers", "La lavandière").

En 1935 et en 1936, elle se produit à l'Européen, à l'ABC, au théâtre des Deux-Anes, à Bobino... En octobre 1937, elle donne un récital salle Gaveau. En avril 1938, elle partage l'affiche de l'ABC avec Charles Trenet. La même année, elle apparaît au cinéma dans Le Petit chose, film de Maurice Cloche.

En 1939, elle quitte la France pour les Etats-Unis. Elle y reste sept ans, fait de la radio à New York, se produit au cabaret Ruban bleu. Elle y écrit un livre de souvenirs, Je n'ai pas appris à vivre, publié en 1948, avec une préface de Jacques Prévert. De retour en France en 1947, six émissions de radio lui sont consacrées. Elle y interprète des textes de Prévert, Cocteau, Appolinaire, Eluard... Marianne Oswald tente sans succès de remonter sur scène. Elle tourne en 1948, dans Les Amants de Vérone, d'André Cayatte, aux côtés d'Anouk Aimée, Pierre Brasseur et Serge Reggiani. Elle se consacre ensuite à la radio (série Terre des enfants) et à la télévision (L'assemblée des animmaux, Le square des miracles...).

Elle enregistre un dernier disque en 1957. Figure du cabaret existentialiste, héritière des diseuses du 19 ème siècle, Marianne Oswald a ouvert la voie aux chanteuses Rive Gauche d'Après Guerre. Elle décède à Paris le 24 février 1985.

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