Papa Wemba

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1949) - Auteur, Compositeur, Interprète

Shungu Wembadio Pene Kikumba naît en 1949 à Lubefu, dans la région du Kasaï ex-Congo Belge) et grandit à Léopoldville, capitale du pays. Sa mère, pleureuse professionnelle dans les veillées mortuaires, l’emmène souvent avec elle et l'initie à la musique. Après avoir été chantre de paroisse, il intègre différents groupes, à la fin des années 60, sous le nom de Jules Presley - il est alors très inspiré par la chanson anglo-saxonne. En 1969, il participe à la création de Zaïko Langa Langa, formation qui devient la figure de proue de la nouvelle génération. Le rock étant passé par là, les instruments à vent de la rumba d’hier, jugée trop lente, sont remplacés par la batterie.

En 1975, il monte un ensemble plus folklorique, Isifi Lokolé, puis, en 1977, Viva la Musica - le cri de scène de Johnny Pacheco. Devenu une vedette, il crée à Kinshasa, dans son quartier, Le Village de Molokaï, dont il s'intronise chef coutumier. Au sein du Village, il impose le mouvement de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes), qui se répand dans toute la ville. En 1980, il sort Analengo, son premier succès panafricain. En 1986, il s’installe en France et débute dans le cinéma avec Black Micmac et La Vie est belle.

Très vite, il s'impose comme une star de la World Music avec deux albums, Siku Ya Mungu et l’Esclave. Sa rumba-rock, mariée aux sonorités digitales, séduit un vaste public, en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En 1989, il sillonne les Etats-Unis avec la revue africaine Africa Oyé. En 1992, il signe le Voyageur chez Realworld, le label de Peter Gabriel, avec qui il part en tournée. En 1995, il réalise Emotion, qui devient disque d’or.

Parallèlement à ses occupations artistiques, Papa Wemba s’implique dans différentes actions humanitaires : au profit de la Croix Rouge, en faveur d’un programme de lutte contre les mines antipersonnel, et dans la campagne “So-Why ?” destinée à encourager la tolérance interethnique.

En 1998 sort le très autobiographique album Molokaï, bilan d’une carrière déjà longue. L’année suivante, deux de ses titres, Maria Valencia et le Voyageur, sont choisis par le réalisateur italien Bernardo Bertolucci pour son film Paradiso e inferno. Puis il collabore à l'album du collectif Bisso Na Bisso, et en 2000, il fête ses trente ans de scène avec l'album M'zée Fula Ngenge (le sage qui souffle le bonheur), savant mélange de soukouss, zouk et salsa.

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