Plana, Georgette

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1917-2013) - Interprète

Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen. Elle étudie le piano et la chirurgie dentaire, puis abandonne les deux. Elle entre alors au Conservatoire de diction de Bordeaux, où elle obtient un premier prix de comédie. Elle se tourne ensuite vers la danse classique et commence à se produire sur des scènes en province. 

 

En 1941, elle monte à Paris pour entrer à l'Opéra Comique. Elle découvre le music-hall et décide de devenir interprète. Elle se produit avec Bourvil à l'Alhambra en 1942, puis aux Folies-Bellevile en 1944. Elle accorde une large place, dans son tour de chant, aux chansons du répertoire. Elle chante "Le Bar de l'escadrille", "Feu follet" et "Le Petit rat de l'Opéra" qui connaît un beau succès en 1947. Georgette Plana se produit à Bobino, à l'ABC, à l'Européen, dans les cabarets parisiens, mais aussi à l'étranger (Danemark, Belgique, Suisse...).
 
Elle se marie et quitte la scène peu après. En 1955, elle enregistre des reprises de chansons de Fréhel ("Où est-il donc", "Tel qu'il est", "La java bleue", "J'n'attends plus rien"...), accompagnée par l'accordéoniste Aimable et son orchestre. Fréhel lui avait dit un jour : "avec les tripes que tu as, tu dois faire autre chose que des bêtises". Toujours en 1955, année de son retour, elle sort un disque intitulé Faubourgs de Paris. Elle y interprète : "Du gris" (Benech et Dumont, 1920), "La valse brune" (Georges Villard/Georges Krier, 1909), "Les nuits" (Denyse Luciani/Ernest Cloërec-Maupas, 1925), "Comme une fleur" (Jean Lenoir/Jean Lenoir, 1921), "Les nocturnes" (Charles Cluny-Raoul Le Peltier/Gaston Gabaroche, 1914)...
 
En 1957, elle chante "Le tango pépère" (Monis/Aimable), "Ma petite polka" (Stern/Marnay), "Maman la plus belle du monde" (Bonifay/Marini) et "Mon coeur est un bastringue" (Dumont/Spiraux). Elle enregistre la même année des chansons de Berthe Sylva ("Les roses blanches", "A ta porte", "On n'a pas tous les jours vingt ans", "Le jouet"). Elle publie deux ans plus tard un 45 tours quatre titres intitulé Interdit aux jeunes oreilles ("Le grand rouquin", "Les marchandes d'amour", "La vipère du trottoir", "Dans la rue"). 
 
On la revoit lors d'un passage à Bobino en 1963. En 1967, elle chante Aragon : "L'affiche rouge" (Aragon/Ferré), "Que serai-je sans toi" (Aragon/Ferrat), "Tu n'en reviendras pas" (Aragon/Ferré), "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" (Aragon/Ferré). 
En 1968, avec le succès inattendu de "Riquita" (chanson de Benech et Dumont de 1926, enregistrée par Robert Jysor en août de la même année), elle réapparaît sur le devant de la scène. Elle obtient un immense succès et vend plus de 450 000 exemplaires de cette reprise.
 
Avec "Riquita", Georgette Plana marque le retour momentané de la rengaine, dont le public peut apprécier soit l'authenticité, soit le kitsch. C'est d'ailleurs avec deux chanteurs atypiques, Antoine et Robert Charlebois pour sa première apparition mouvementée en France, qu'elle est programmée à l'Olympia en 1969. Elle enregistre d'ailleurs en duo avec Antoine, une de ses chansons "Je t'offre un verre". 
En 1972, elle obtient un nouveau succès avec "E viva Espana" (Caerts/Hoppe). Deux ans plus tard, elle participe à la tournée Podium d'Europe 1, aux côtés notamment des Martin Circus.
 
Georgette Plana fait quelques apparitions à la télévision dans les années 90. En 2004, elle reçoit la légion d'honneur. Elle est décédée le 11 mars 2013 à l'âge de 95 ans.
 

Ecoutez : "Tel qu'il est" ; "L'Hirondelle du Faubourg" ; "Du gris" ; "Les Roses blanches" ; "La Fille du bédouin" ; "La Java bleue"

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