Sanseverino

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1962 - Auteur, Compositeur, Interprète

Stéphane Sanseverino naît en France en 1962. Ses grands-parents sont arrivés de Naples dans les années 1950, d’où son nom à consonances italiennes. Son père, plombier, décide de travailler dans l’industrie du papier pour voyager avec sa famille. Stéphane Sanseverino quitte ainsi l’hexagone dès l’âge de trois ans et découvre la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Bulgarie, la Yougoslavie… Il ne revient en France qu’à l’âge de seize ans.

Il ne pense pas à la musique tout de suite et décide de devenir acteur. Il entre dans une école, puis dans différentes troupes de théâtre. A 20 ans il commence à apprendre la guitare, histoire d’avoir plus d’une corde à son arc. Il essaye le plus possible d’en jouer à chaque spectacle qu’il donne en tant qu’acteur, et commence à écrire des chansons. Il s’aperçoit vite que le travail de comédien demande beaucoup de répétitions pour finalement être très peu sur scène, et monte alors de nombreux groupes comme le RMC (Renverse moi chérie). Avec les Frères Tamouille, sorte de cirque délirant, il réunit musique et théâtre. Pour vivre, il multiplie les petits boulots, comme road de Michel Fugain pendant dix ans.

Avec les Voleurs de poules, son groupe le plus sérieux, dans lequel il chante et joue de la guitare, il sillonne les routes de France pendant 5 ans de 1992 à 1997. Ensemble ils donnent plus de 500 concerts et sortent un disque auto-produit Tu sens les poivrons. Sur scène Les Voleurs de poules mélangent rock bastringue et musique des Balkans. Leur public ne cesse de grandir et le disque se vend honorablement. Pourtant Sanseverino décide d’arrêter l’aventure. Il en a en effet assez du principe même de groupe, des décisions en commun, du fait d’être obligé de changer certaines paroles quand elles ne plaisent pas aux autres...

En 1997, Il entame donc une carrière solo, qui lui apporte plus de liberté. Il se met donc à écrire de nouvelles chansons d’une manière plus sérieuse et n’en continue pas moins de se produire en concert. Pourtant, il lui faut presque quatre ans pour trouver un contrat avec une maison de disques et enregistrer son premier album, Le Tango des gens, qui paraît en septembre 2001. Ces onze morceaux proposent un mélange détonnant de swing manouche porté par les deux guitares acoustiques (« Frida », « Mal ô mains », « André »), de jazz (« Swing du nul »), de tango (« Le tango de l’ennui », « le tango des gens »), de touches flamenco (« La Mer »), voire orientales (« Rouge »). Le swing manouche, il le découvre à 20 ans par hasard, à Montmartre, place du Tertre avec le guitariste Maurice Ferret qui joue pour les touristes. Sanseverino le regarde à travers la vitrine du bistrot, observe ses doigts et retourne chez lui pour rejouer les mêmes plans. Au fil des rencontres avec des guitaristes manouches, à Saint-Ouen ou ailleurs, et de travail, son jeu s’affine. Selon lui, le swing manouche donne autant d’énergie que le rock, le tout d’une manière acoustique, sans batterie. Django Reinhardt fait partie des deux personnes ayant le plus touché artistiquement Sanseverino, la deuxième étant François Béranger dont il reprend « Le Tango de l’ennui ». Côté textes, il narre des petites histoires du quotidien, avec une gouaille toute parisienne pleine d’humour (« Les Embouteillages », « André »), fait un clin d’œil à Jacques Brel et Aristide Bruant (« Frida »), utilise l’autodérision (« Swing du nul », « Maigrir »), et se permet d’être grave sans en avoir l’air (« Les Films de guerre », « Rouge », « Le Tango des gens », « La Mer »). Après la sortie de son album qui reçoit le Grand prix de l’Académie Charles Cros, Sanseverino s’embarque pour une tournée marathon, jouant partout en France, dans différentes salles à Paris (Réservoir, Guinguette Pirate, Européen, Bataclan, Elysée-Montmartre, Café de la Danse, La Cigale, Trianon, Maroquinerie…) et dans des festivals prestigieux comme Les Francofolies de La Rochelle, les Vieilles Charrues ou le festival de jazz de Nice. Sur scène, que ce soit en trio (guitare, contrebasse, guitare/chant) ou avec en plus un violoniste, un accordéoniste et parfois un batteur, il distille bon humeur et énergie swing, profitant de sa formation de comédien pour apostropher le public entre les morceaux. Il croise régulièrement au fil des programmations Bénabar, qui comme lui partage un don pour l’observation du quotidien, et vient de la scène, où il déploie tout son talent.

Sanseverino participe à la fin de l’année 2002, à deux hommages discographiques : le premier à Hubert-Félix Thiéfaine sur lequel il interprète « Eloge de la tristesse », et le second à Serge Reggiani sur lequel il reprend « Il suffirait de presque rien ». En février 2003, il reçoit une Victoire de la musique, dans la catégorie « groupe révélation scène de l'année » et Le Tango des gens se vend finalement à plus de 200 000 exemplaires. Le premier mars 2004 sort Les Sénégalaises, deuxième album fortement attendu de Sanseverino. Musicalement dans la lignée du précédent, ces 14 morceaux passent du swing manouche ("A l'enterrement de ma grand-mère", "La cigarette", "Michto la pompe", "André II") aux musiques de l'Est (" Les sénégalaises", la reprise de "L’étrangère" originellement interprétée par Yves Montand), à la chanson (la valse "Le Dormeur du Val vivant"), à des arrangements jazzy ("La voisine des oiseaux"...). Dominique Fillon est une nouvelle fois à la réalisation et partage les arrangements avec Sanseverino. Même si les guitares prédominent toujours, de nouveaux instruments font leur apparition : ondes martenot, vibraphone, orgue Hammond, harmonica, mandoline... Toujours avec humour, les textes de Sanseverino s'attaquent indifféremment aux ravages de la cigarette tout en rétablissant certaines vérités ("La cigarette"), aux manteaux en fourrure ("André II" : le retour d'André !!), narrent l'enterrement d'une personne de la famille ("A l'enterrement de ma grandmère"), l'histoire d'un agent secret ("Les Sénégalaises"), en passant par une séance chez le dentiste ("Les bourre-pâtes et les tire-nerf"), une rencontre amoureuse à un concert d'AC/DC ("Un ticket")... Une tournée de 80 dates en France (Suisse et Belgique) a débuté fin janvier avec un passage trois soirs de suite à l'Elysée- Montmarte à Paris, fin mars, à l'Olympia le 28 juin suivant, puis dans les festivals d'été (Rock dans tous ses états, Francofolies de La Rochelle, Nice Jazz Festival...). Sa tournée se poursuit jusqu'en décembre. Du 2 au 18 décembre, il investit avec ses musiciens La Maroquinerie à Paris. A noter qu'on le retrouve sur l'album Terrain vague des Ogres de Barback, sur la chanson "3-0".

Cinq mois après la parution d'un DVD en concert, Sanseverino sort début mars 2005 son pendant sur double CD. Ce premier live, enregistré en grande partie en mai 2004 au Théâtre Sébastopol de Lille rend parfaitement compte de l'énergie, de l'humour, de la qualité musicale de Sanseverino et de ses quatre musiciens (deux guitaristes, un contrebassiste, un pianiste/accordéoniste). Sanseverino revisite en 25 titres le répertoire de ses deux albums, reprend Léo Ferré ("L'étrangère") et François Béranger ("Le tango de l'ennui"), mais aussi Serge Reggiani ("Il suffirait de presque rien"), Boris Vian ("La Java des bombes atomiques") et Django Reinhardt ("Artillerie lourde"). Infatigable, il retrouve la route de février à fin avril 2005, avec un passage au Grand Rex à Paris le 4 avril. Du 26 au 29 mai, il se produit en concert au Japon, à Osaka et à Tokyo. On retrouve Sanseverino en novembre 2005 en duo avec Polo sur "Vous avez déjà tout", inédit tiré de la nouvelle édition de Portes Dorées, album de ce dernier. Sanseverino sort trois inédits au profit de la prévention de l'illettrisme : "J'te plais pas, Mathilde", "La voisine des oiseaux" et une reprise de Charles Aznavour "Bon anniversaire".

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