Sardou, Michel

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1947) - Auteur, Interprète

Né à Paris, il est le descendant d'une longue lignée de comédiens marseillais par son père Fernand Sardou. Sa mère, Jacky Sardou, fille d'une danseuse de music-hall est comédienne. Il monte très tôt sur les planches, mais décide vite de se consacrer à la chanson. Il enregistre à partir de 1965 ("Les Ricains" en 1966, "Petit" en 1967, "America America" en 1969) ; ses chansons ne remportent qu'un succès d'estime, et il doit, en 1969, monter sa propre maison de disques (Tréma) pour se produire.

Le succès arrive d'un coup en 1970, avec "Les Bals populaires", "J'habite en France" et "Et mourir de plaisir", des titres qu'il écrit avec Vline Buggy, mis en musique par Jacques Revaux, qui sera jusqu'au début des années 1990 son compositeur quasi exclusif. Il passe à l'Olympia en 1970, en première partie d'Enrico Macias, avant de s'y produire en vedette l'année suivante.

Il poursuit alors une carrière ascendante sans passage à vide, fidèle aux collaborateurs avec lesquels il écrit ses chansons : Jacques Revaux puis Jean-Pierre Bourtayre pour la musique, Yves Dessca, Claude Lemesle, Pierre Delanoë, puis Didier Barbelivien pour les paroles. Le résultat est une série impressionnante de succès : "Le Rire du sergent" (1971), "Les Vieux mariés", "Les Villes de solitudes", "La Maladie d'amour" (1973), "Je vais t'aimer", "Le France", "Je suis pour", "J'accuse" (1975), "En chantant" (1978), "Quand je serai vieux" (1980), "Les Lacs du Connemara", "Etre une femme" (1981), "Vladimir Illitch", "A l'itialienne" (1983), "Les Deux écoles" (1984), "Musulmanes" (1986), "La Même eau qui coule" (1988), "Marie-Jeanne" (1990), "Le Bac G" (1992), "S'enfuir et après" (1997).

Ses spectacles font salles combles, sur des scènes de plus en plus grandes : l'Olympia (1971, 1974, 1976, 1995), le Palais des Congrès (1979, 1981, 1983, 1985, 1987) ou Bercy (1989, 1991, 1993, 1998), sans parler des tournées. Le tout avec quelques records à la clé, celui de la durée de classement au hitparade avec "La Maladie d'amour", celui de la durée de spectacle (6 mois d'Olympia en 1995), ou, bien sûr, celui des ventes de disques.

Michel Sardou fait figure de phénomène, car il incarne le chanteur populaire. Son répertoire est constitué tout aussi bien de chansons d'amour ("Je vais t'aimer", "Et mourir de plaisir"...), d'instantanés de voyage ("Les Lacs du Connemara", "Afrique adieu", "Huit jours à El Paso"...), mais aussi de titres où, à la première personne, il s'attaque à des sujets brûlants. Plusieurs de ses chansons ont suscité la polémique, parfois violente : "Le Temps des colonies", "Les Deux écoles" (en plein débat sur l'école privée), "Le Bac G"(sur les diplômes au rabais), "Je suis pour" (sur la peine de mort). Depuis 1996, il se produit régulèrement comme acteur sur les scènes de théâtre. En 2000, sort Français, album auquel participe Michel Fugain. En janvier 2001, il donne dix-huit concerts à Bercy.

Après avoir joué la comédie au théâtre, Michel Sardou revient à la chanson en 2004 avec Du plaisir. Il y interprète "La rivière de notre enfance" en duo avec Garou. Il se produit plus d'un mois à l'Olympia en octobre/novembre 2004, puis sur la scène du Palais des Sports en février 2005.

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