Sheller, William

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1946) - Auteur, Compositeur, Interprète

William Sheller, William Hand pour l'état civil, naît à Paris le 9 juillet 1946, d'une mère française et d'un père américain contrebassiste de jazz. Il vit pendant cinq ans dans l'Ohio, aux Etats-Unis. Après son retour en France, en 1953, son grand-père, constructeur de décors pour l'Opéra de Paris et le Théâtre des Champs-Elysées, lui fait découvrir la scène.

 

William Sheller se met au piano à douze ans, puis étudie la composition et l'harmonie au Conservatoire. La découverte des Beatles le décide à s'orienter vers les variétés. Il participe alors à The Worst, groupe niçois, en 1966, écrit "My year is a day", l'année suivante, tube des Irrésistibles et collabore avec Gérard Manset. En 1970, il compose une messe de mariage en latin, pour des amis, Lux aeterna. Il l'enregistre en 1972. Barbara écoute cette partition avec orchestre et chœur et lui demande d'être arrangeur pour son album La Louve. Elle le pousse également à enregistrer lui-même ses chansons.
 
C'est chose faite en 1975, avec son premier album Rock'n'Dollars qui contient deux succès : "Rock'n'dollars" et "Photos souvenirs". Les albums s'enchaînent : Dans un vieux Rock'n'Roll (1976, "Dans un vieux rock'n'roll", "Le Carnet à spirale"), Symphoman (1977, "A franchement parler", "Symphoman"), Nicolas (1980, "Fier et fou de vous", "Oh j'cours tout seul", "Nicolas"). William Sheller se produit pour la première fois sur une scène parisienne à Bobino en 1981, en même temps que la sortie de J'suis pas bien ("Une chanson noble et sentimentale", "Les orgueilleuses", "J'suis pas bien"). Du 27 avril au 2 mai 1982, il chante à l'Olympia. Un enregistrement en concert en est tiré (Olympia 82, avec des inédits dont "Rosanna Banana"). L'année suivante il sort un album six titres, Simplement ("Mon Dieu que j'l'aime", "Les filles de l'aurore"...) William Sheller donne une série de concerts avec le quatuor à cordes Halvenhalf au long de l'année 1984. Il chante et s'occupe des parties de piano. Cette formule lui permet d'une part de réorchestrer ses chansons et d'autre part de créer des pièces de musique instrumentale qu'il a composées lui-même. De cette rencontre est tiré un album en concert (Olympia 84) et un album entièrement instrumental, Quatuors.
 
Sheller crée de plus en plus souvent des œuvres orchestrales, à l'instar de sa Suite française pour piano, voix et orchestre, jouée par l'Orchestre National du Languedoc-Roussillon en 1985 lors du festival classique de Montpellier. En 1987, l'album Univers mêlant les formes du classique au rock, est disque d'or ("Darjeeling", "Encore une heure encore une fois", "Le Nouveau monde"). William Sheller enchaîne avec un spectacle au Grand Rex. L'album Ailleurs sort en 1989 ("Excalibur", "Un archet sur mes veines"...) Il poursuit la voie ouverte par Univers avec orchestre, chœurs, quatuor à cordes... En mai 1990, William Sheller crée son Concerto pour violoncelle accompagné par un orchestre de 70 musiciens sur la scène du Palais des Congrès. Toujours avide d'expérimentation, il part en tournée en 1991, s'accompagnant seul au piano pour interpréter ses chansons avec une coloration neuve. Le disque de l'aventure, Sheller en solitaire, paru en mai 1991, enregistré en public au Studio Davout, est récompensé comme album de l'année aux Victoires de la Musique 1992. "Un homme heureux", seul inédit devient un énorme succès (Victoire de la Musique, meilleure chanson, 1992).
 
En 1994, il revient à un rock électrique avec Albion ("Maintenant tout le temps", "Les Enfants sauvages") : des titres qu'il interprète sur la scène de l'Olympia avec, évidemment, des arrangements complètement originaux. En 1995, sort Olympiade, un double album live tiré de ces concerts. Le 18 janvier 2000, paraît, Les Machines absurdes ("Athis", "Moondown"), dans lequel se mêlent musique électronique, tonalités celtiques et indiennes. Après une tournée, l'Olympia, des festivals, il se produit le 11 novembre 2000, pendant quatre heures et interprète une grande partie de son répertoire, sur la scène du Théâtre des Champs Elysées. Durant l'automne 2001, William Sheller se produit dans une quarantaine de villes, seul au piano, en s'arrêtant un soir en décembre, à l'Olympia, à Paris. En 2002, il part chanter au Japon, en Australie, au Québec, au Cambodge, et à San Francisco, aux Etats-Unis. Ses œuvres pour quatuor sortent en 2003, interprétées par le Quatuor Parisii. Sheller revient en novembre 2004 avec Epures ("Chanson d'automne", "Mon hôtel"), un album sobre, piano voix.
 
En mars 2005, lors de la tournée qui suit, il enregistre un concert, qui donne lieu à Parade au Cirque Royal. En octobre 2006, William Sheller fait paraître Ostinato, un CD regroupant ses œuvres symphoniques. Un an plus tard sort William Sheller et le quatuor Stevens live, enregistrement en concert piano/voix et quatuor à cordes capté à Lannion en décembre 2005. Avatars, nouvel opus studio de William Sheller, paraît à l'automne 2008.

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