Slaoui, Hocine

Créé le 29 septembre 2010 |
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Installé à Marseille à l’âge de 14 ans, Hocine Slaoui est d'abord un apprenti tanneur. Puis l’adolescent est vite fasciné par les premières notes de jazz qui retentissent dans les clubs de la cité phocéenne dans les années 30. A l’âge de raison, il utilise ses souvenirs d’amateur d’orchestrations à l'américaine pour bâtir des compositions imprégnées par le swing des USA et écrire des textes moquant les travers « occidentalisés » de ses compatriotes à l’image de « Come on, bye bye », son titre de gloire qui inspirera plus tard Enrico Macias.

Ensuite, Slaoui monte à Paris où la « chanson de l’exil » pousse ses premiers cris et fraternise avec ses frères maghrébins comme le Tunisien Mohamed Jamoussi ou l’Algérien Missoum. Il hante de sa voix « habitée » les hauts lieux des folles nuits orientalo-parisiennes, à l’enseigne des cabarets « Soleil d’Algérie » ou « El Djezaïr », ayant pignon non sur Barbès mais sur le quartier latin.

Hocine, qui a vécu quelque temps avec la chanteuse kabyle Farida, meurt en 1944. C’est à Hocine Slaoui que l’on doit les premières formes modernes de la musique marocaine. Précurseur, avec Bouchaïb et « Maréchal Kibbou », un fameux violoniste, du « bidaoua » ou « jara » (violon), un genre casablancais, Slaoui n’a pas été suivi dans son élan. Il a fallu attendre les années 80 pour qu’une nouvelle génération, celle de Mohamed Seïf, Fayssal ou Tyoussi, revendique enfin son héritage.

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