Superflu

Créé le 29 septembre 2010 |
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L’histoire de Superflu commence durant l’été 1993. Nicolas Falez (chant, guitare) enregistre dans le grenier d’une maison d’un petit village du Nord de la France ses premières chansons sur un magnéto 4 pistes à cassette. En 1994, à l’école de journalisme de Lille, il rencontre Sonia Bricout (chant) et Sébastien Drique (guitare). A trois, sous le nom de groupe Les Fleurs, ils écument les bistrots de Lille et de ses environs, jouant des chansons pop aux paroles un peu naïves, en trio acoustique. Le groupe s’agrandit en 1995, avec l’arrivée de Gauthier Montury à la basse, mais toujours pas de batterie, les chansons reposant sur les guitares et les voix. L’année suivante, la moitié du groupe quitte Lille pour Paris. Le répertoire se durcit, les textes deviennent plus sombres et musicalement, les quatre musiciens abordent des morceaux plus lents et dépouillés et décident de changer de nom et de s’appeler Superflu. Gilles Costantini les rejoint alors au violon. A l’occasion d’un concert en première partie d’Autour de Lucie, ils sont remarqués par le label Le Village Vert, dont le responsable leur propose de réaliser un album. Enregistré en juillet et septembre 1997, avec la complicité de Dominique Brusson et de Christian Quermalet du groupe The Married Monk, qui joue également de la batterie, de la guitare, du piano et de l’orgue sur certains morceaux, Et puis on verra bien sort en septembre 1998. Recueil de 12 chansons folk-pop, proches de celles des groupes américains d’obédience folk, Palace, Smog, Sparklehorse ou Spain, cet album surprend par sa volonté d’épure, ces instruments utilisés par petites touches avec parcimonie, au service des mélodies et des textes. Même si enfant, Nicolas Falez est marqué par l’écoute des disques de ses parents (Jacques Brel, Serge Reggiani, Barbara), il avoue être plus influencé par l’écriture visuelle de Richard Brautigan, de John Fante ou de Charles Bukowski. Ses textes parlent en évitant les métaphores, du quotidien, des couples qui se déchirent (« Les Cartons »), qui se cherchent sans se trouver (« Métropolitain »), de l’absence (« Dieu que cette nuit est belle »), du bilan que l’on peut faire de sa vie à vingt-cinq ans (« Vingt-cinq ans »). Superflu commence une tournée française au début de l’année 1999, jouant au gré des concerts en compagnie notamment de Tue-Loup, Mathieu Boogaerts, Yann Tiersen ou de Mercury Rev. Le groupe se produit au festival de Dour en Belgique, aux Francofolies de La Rochelle et au Botanique à Bruxelles. Après un premier passage à Paris à l’Européen, Superflu y revient trois soirs de suite au Garage en novembre, en invitant des vidéastes, des photographes, des peintres mais également des poètes. Françoiz Breut y expose ses dessins. En février 2000, Superflu entre en studio à Bruxelles pour y enregistrer son deuxième album, toujours en compagnie de Christian Quermalet. Le disque est mixé en partie à Tucson en Arizona par Jim Waters. Tchin Tchin sort en octobre 2000. Superflu enrichit ses chansons folk-pop d’une orchestration plus variée, avec un quatuor à cordes (« Ton mauvais compagnon », « Tchin Tchin », « Perdu d’avance »), un accordéon (« Un jour il faudra partir », « La ferme »), une trompette (« Carmélite », « La Chanson d’Arnaud & Cécile », « Tchin tchin »), une clarinette façon klezmer (« Thème Tchin Tchin »), un banjo, un piano et une batterie beaucoup plus présents que sur le premier album… La version limitée du disque contient une très belle reprise de la chanson « Les Miroirs dans la boue » de William Sheller. Rejoint par Michaël à la batterie, Superflu repart en tournée d’octobre 2000 à juin 2001. Après une pause, ces trois journalistes, cet ingénieur du son et ce professeur de philosophie se remettent à répéter en septembre 2002, et à travailler une dizaine de nouveaux morceaux. En décembre 2003, le groupe est prêt à enregistrer son troisième album mais se retrouve sans maison de disques. Superflu prévoit tout de même des concerts pour 2004, notamment les 11, 18 et 25 mai au Sentier des Halles à Paris. Le deuxième semestre 2004 est consacré à l'enregistrement du successeur de Tchin Tchin, dont la sortie est prévue pour 2005. Le 28 octobre, Superflu se produit sur la scène du Zèbre, à Paris.

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