Thiéfaine, Hubert-Félix

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

(1948) - Auteur, Compositeur, Interprète

Hubert-Félix Thiéfaine naît à Dôle dans le Jura le 21 juillet 1948. Une scolarité peu heureuse dans un pensionnat le pousse à se réfugier dans l'imaginaire. Il écrit ses premières chansons et monte avec des copains un groupe baptisé Les Caïds Boys. Quelques années plus tard, en fac de psychologie à Besançon, il rencontre Tony Carbonare et le guitariste Claude Mairet qui l'accompagnent par la suite dans sa carrière. Hubert-Félix Thiéfaine s'installe à Paris où il réussit à monter un spectacle en 1973 "Comme un chien dans un cimetière", puis se produit dans les cabarets parisiens (La Vieille Grille…).

Mais il lui faut attendre encore quatre ans pour qu'un producteur, Hervé Bergerat, lui propose d'enregistrer un premier album. C'est chose faite en janvier 1978 avec "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir... " dans la veine rock-folk, entouré des musiciens du groupe Machin. Les fans se font encore rares : l'album se vend la première année à 3 000 exemplaires seulement. Pourtant l'un des titres, "La fille du coupeur de joint", est remarqué par les radios et obtient un succès honorable avant de devenir l'un des grands classiques d’HFT.

Les deux albums suivant, "Autorisation de délirer" en 1979 et "De l'amour, de l'art ou du cochon" en 1980 marchent mieux grâce au succès de Thiéfaine sur scène. A la Gaité-Montparnasse il fait le plein par sa personnalité hors du commun et son sens de la poésie. En 1981, son passage à l'Olympia après la parution de "Dernière balise avant mutation" est triomphal. En 1982 il sort "Soleil cherche futur", son premier disque d'or. L'extrait "Lorelei sebasto cha" devient même un véritable tube.

Les années 1980 sont fastes pour l'anticonformiste pur et dur que reste Hubert-Félix Thiéfaine. Il écrit presque un album par an : en 1984 "Alambic/Sortie Sud" sur des musiques de Claude Mairet, en 1986 "Météo für nada" avec l'extrait "Sweet Amanite Phalloïde Queen" et en 1987 "Eros über alles" avec "Was ist das rock'n'roll" et « Septembre rose » écrit pour son fils. Fin 1989, mettant fin à sa collaboration avec Mairet, il part travailler aux Etats-Unis et produit "Chroniques bluesymentales" en 1990, suivi trois ans plus tard par "Fragments d'hébétude" un album rock, très "américain". Dans "La Tentation du bonheur" en 1996 il revient à une tonalité d'ensemble plus douce comme en témoigne l'extrait "Tita dong-dong song", dédié à son deuxième fils.

En avril 1998, il publie "Le bonheur de la tentation", titre en écho au précédent album. En décembre de la même année il réunit 17 000 spectateurs pour son concert-événement au Palais Omnisport de Paris-Bercy, fêtant ses 25 ans de scène. En mars 2001 l'album "Défloration 13" lui permet d'exploiter de nouveaux genres musicaux : le trip-hop et l'électro. Fin octobre 2002, paraît « Les Fils du coupeur de joints », album de reprises de chansons de Thiéfaine, par entre autres, Sanseverino, Bénabar, Les Wampas, Tryo, Mickey 3 d…

Le 17 octobre 2005 sort « Scandale mélancolique », quatorzième album studio d’Hubert-Félix Thiéfaine. Pour la première fois depuis la fin de sa collaboration avec Claude Mairet à la fin des années 80, Thiéfaine a délaissé la composition (à l’exception du dernier titre « That angry man on the pier », sur des paroles de Boris Bergman), pour se concentrer sur les textes, toujours aussi riches et novateurs. Pour ces 13 nouvelles chansons, il s’est entouré de jeunes mélodistes : Philippe Paradis (Zazie, Christophe…) qui réalise l’album et compose cinq morceaux (« Libido Moriendi », « Le jeu de la folie », « Last exit to paradise », « Loin des temples en marbre de lune », « When Maurice meets Alice »), Frédéric Lo à qui l’on doit le retour en grâce de Daniel Darc (« Scandale mélancolique »), Cali qui interprète en duo avec HFT « Gynécées », JP Nataf l’ex-Innocents (« Confessions d’un never been »), Jérémie Kisling dont le second opus « Le Ours » vient de sortir (« L’étranger dans la glace »), Mickaël Furnon de Mickey 3d (« Les jardins sauvages »), le combo rock Elista (« Télégramme 2003 », dont le texte s’adresse à Bertrand Cantat) et le bassiste et musicien de studio Roberto Briot (« La nuit de la Samain »).

Musicalement très varié, « Scandale mélancolique » a quand même une prédominance : le retour à l’acoustique, par le biais des guitares, piano (« Libido Moriendo », « Confessions d’un never been », « Les jardins sauvages », « La nuit de la Samain », « That angry man on the pier »), banjo (« Libido Moriendo »), violon et violoncelle (« Gynécées »), vielle chinoise (« That angry man on the pier »), sintir et marimboula (« Loin des temples en marbre de lune »)… On navigue entre folk (« Libido Moriendi », « Confession d’un never been », « L’étranger dans la glace », « Les jardins sauvages »…), folk rock (« Gynécées »…), pop (« Scandale mélancolique ») rock (« Last exit to paradise », « When Maurice meets Alice ») rock mâtiné d’electro (« Télégramme 2003 »)… Côté musiciens, HFT s’est entouré en dehors de Philippe Paradis (guitares), de Mathieu Rabaté (Daho, Indochine, Zazie…) à la batterie, de Simon Edwards (Talk Talk, Bashung, Dominique A…) à la basse, de Jean-Pierre Pilot (Bashung, Brigitte Fontaine, Indochine...) au piano, de François Bodin à la guitare (Benoit Blue Boy…), de Jean-Luc Léonardon (Souchon…) aux synthés et à l’orgue…. M joue du banjo sur « Libido Moriendo » et JP Nataf de la guitare acoustique sur « Confessions d’un never been ».

Hubert-Félix Thiéfaine entame une tournée en mars 2006, avec un passage par la Cigale à Paris. En 2007, il écrit avec Paul Personne des chansons pour Johnny Hallyday. Non retenues, ces compositions servent de matière à l'album Amicalement blues qui paraît en novembre de la même année. Paul Personne et Hubert-Félix Thiéfaine se produisent sur le scène de l'Olympia en juin 2008.

Le 28 février 2011 paraît Suppléments de mensonge, quinzième album studio d'Hubert-Félix Thiéfaine. Réalisé par Edith Fambuena et Jean-Louis Pierot (Les Valentins), il se compose de douze chansons dont "La ruelle des morts" et bénéficie de la collaboration pour les musiques de JP Nataf, Dalcan, Armand Méliès, Ludéal, et La Casa. Le 5 octobre 2011, Thiéfaine entame une tournée baptisée Homo Plebis Ultimae Tour qui passe par Bercy à Paris le 22 octobre. L'album reçoit le Grand prix de la chanson française de la SACEM le 14 novembre 2011 et la Victoire de la Musique de l'album de chansons de l'année, le 3 mars 2012. Hubert-Félix Thiéfaine est récompensé par la Victoire de la Musique de l'artiste masculin de l'année. En 2012, il continue sa tournée, passant dans les grands festivals (Francofolies de La Rochelle, Les Vieilles Charrues...) et par l'Olympia le 22 novembre. Fidèle à lui-même tout en sachant se renouveler au fil de sa carrière, HFT reste l’un des artistes français les plus originaux de sa génération.

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