Tiersen, Yann

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

1970 - Auteur, Compositeur, Interprète

Yann Tiersen naît à Nantes le 23 juin 1970. Ses parents, professeurs de lettres, déménagent à Rennes alors qu’il a quatre mois. A six ans, il entre au Conservatoire. Il étudie le piano que pratique son père, et le violon, instrument offert par son grandpère à l’occasion d’un de ses anniversaires. Il accompagne son père aux concerts de musique classique. Les lumières de ces concerts lui donnent envie de faire de la musique. A l’époque Stravinski et Prokofiev sont ses compositeurs fétiches. A la maison, ses parents écoutent de la musique classique mais également Jean Ferrat, Léo Ferré et Georges Brassens. A 13 ans, il quitte le Conservatoire et casse de rage son violon. Il ne recommencera à en jouer qu’à l’âge de 20 ans. A 15 ans, il décide de se remettre à la musique. Il se passionne alors pour le rock en découvrant Bauhaus, Joy Division, David Bowie ou encore Iggy Pop. Sa mère lui offre sa première guitare électrique.

Il joue dans différentes formations, notamment du clavier dans Wart, groupe punk rennais. L’envie de composer est étroitement liée à ces expériences. D’ailleurs, Yann Tiersen considère le rock et non pas le classique, comme sa véritable famille. Seul, il revient à ses instruments de prédilection, le piano et le violon. Commençant à composer, il reprend des cours aux conservatoires de Nantes (direction d’orchestre) et de Boulogne. A 22 ans, il s’installe à Paris. On le sollicite pour travailler sur deux pièces de théâtre (Freaks, Le Tambourin de soie), et sur des courts-métrages. A chaque fois, il essaye de ne pas illustrer le propos, mais de créer une oeuvre en parallèle.

En juin 1995, il publie son premier album, La Valse des monstres. Sur ces 17 pièces instrumentales, issues de son travail sur les deux pièces de théâtre, Yann Tiersen joue seul d’une multitude d’instruments : toy piano, clavecin, accordéon, violon, mélodica, xylophone… Ses compositions se nourrissent d’éléments de musiques classique, contemporaine (pour les boucles répétitives) et populaire, et privilégient avant tout la mélodie. Quelques mois plus tard, en avril 1996, paraît Rue des cascades, deuxième album, dont le titre reprend le nom d’une rue de son quartier dans le 20e arrondissement de Paris. Pour la première fois la voix cristalline de Claire Pichet apparaît sur deux chansons (« Rue des cascades », « Naomi »). En 1997, n’arrivant pas à travailler sur son prochain opus à Paris, il part trois semaines sur l’île de Ouessant, pour composer. En décembre, il joue à l’occasion des Transmusicales de Rennes, pendant une semaine à L’Air libre, dans la banlieue rennaise. Il s’y produit seul, passant d’un instrument à un autre.

Le Phare sort en février 1998. La palette musicale de Yann Tiersen s’étoffe : guitares, banjo, mandoline, violoncelle, oud, mais également une machine à écrire, des casseroles… Sacha Toorop y joue des percussions et de la batterie. En dehors de celle de Claire Pichet (« La rupture »), la voix de Dominique A fait son apparition sur deux titres (« Monochrome », « Les bras de mer »). Yann Tiersen pour la première fois, fait entendre le son de sa voix sur le morceau final « L’Effondrement ». Cet album s’ouvre un peu plus sur le format chanson. Avec Le Phare, Yann Tiersen bénéficie d’une audience plus large, notamment grâce à deux clips réalisés par Ken Higelin, et à « Monochrome » qui passe en radio.

Il enregistre avec The Married Monk début 1999, un album aux accents parfois poprock, beaucoup plus électrique que les précédents avec guitares, basse, batterie, Rhodes. Constitué de deux morceaux réorchestrés de l’album Le Phare, et de nouvelles compositions dont quatre chantées en français par Yann Tiersen, Tout est calme paraît fin mars 1999. Le groupe l’accompagne sur scène à l’occasion de son premier Olympia.

En 2000, Yann Tiersen traverse une douloureuse crise d’inspiration. Il répond à l’invitation de Françoiz Breut, joue du vibraphone, du violon, et arrange les cordes pour trois chansons de son album Vingt à trente mille jours. Il collabore également à l’enregistrement de Gratte Poil des Têtes Raides. L’inspiration revient et Yann Tiersen s’attèle à l’écriture de son disque le plus ambitieux, L’Absente. Pour l’enregistrement, il travaille avec de nombreux musiciens (Têtes Raides, Dominique A, Marc Sens, Christian Quermalet, Christiane Ott aux ondes martenot…), ainsi qu’avec un orchestre classique, l’Ensemble Orchestral Synaxis, et un quatuor à cordes. La moitié des morceaux sont chantés par Dominique A (« Bagatelle »), Lisa Germano (« La parade », « Le méridien »), Neil Hannon (« Les jours tristes »), et Yann Tiersen et la comédienne Natacha Régnier (« L’échec », « Le concert »).

Au cours de l’enregistrement, Yann Tiersen est contacté par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet, qui le sollicite pour composer la musique de son film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Jeunet utilise des morceaux puisées dans les trois premiers albums de Tiersen, avant que celui-ci ne compose des musiques additionnelles dont « La Valse d’Amélie ». Les deux disques sortent en avril 2001. Yann Tiersen entame une tournée en France (Olympia à Paris, Printemps de Bourges, Eurockéennes de Belfort…). Les deux disques sont des succès : plus d’un million d’albums vendus en France et à l’étranger pour la bande originale du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain et plus de 150 000 pour L’Absente. En février 2002, Yann Tiersen se produit à La Cité de la musique à Paris, en compagnie de la plupart des invités de L’Absente, soit parfois plus de 50 personnes sur scène au même moment. Il continue de tourner en France et à l’étranger durant toute l’année 2002.

Fin avril 2002, en réaction au résultat du premier tour des élections présidentielles, Yann Tiersen donne quelques concerts impromptus aux côtés de Noir Désir, Dominique A, les Têtes Raides et Thomas Fersen. Le double album live C’était ici, enregistré à La Cité de la musique paraît en septembre 2002. Il comprend une très belle reprise de « La Noyée », chanson inédite de Serge Gainsbourg, chantée par Yann Tiersen. Le 9 septembre 2003, il publie sa première véritable Bande Originale (sans réutiliser des morceaux déjà existants), composée pour Good Bye Lenin !, film de Wolfgang Becker. Yann a cette fois utilisé un piano et un orchestre, pas l'accordéon, ni le piano-jouet et les autres instruments dont il a l'habitude de jouer. L'album a été enregistré à Berlin en live, le tout en deux jours. Sa forme et son orchestration sont très classiques comme en témoignent des morceaux comme "Summer 78", " Good Bye Lenin" ou encore "Father and Mother". Dès le mois d'octobre suivant il repart en tournée en France, Espagne et Irlande. Le 15 novembre paraît un Cd de trois titres inédits au profit de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme). Les fonds récoltés lors de son concert parisien du 9 décembre 2003 à l'Elysée-Montmartre sont également versés à cette fédération Le 26 octobre 2004 sort Yann Tiersen and Shannon Wright, album composé à quatre mains par Tiersen et la songwriter américaine qui s'est chargée des paroles.

Les Retrouvailles, premier véritable album solo de Yann Tiersen depuis L'Absente en 2001 est paru le 23 mai 2005. Composé et enregistré en grande partie à Ouessant, dans la maison que Tiersen avait louée pour Le Phare en 1997, ce nouvel opus propose 16 morceaux dont 11 instrumentaux. Avec Les Retrouvailles, Yann Tiersen revient en partie à la solitude d'instrumentiste de ses débuts : il joue de tous les instruments, même de la batterie... En dehors de l'Orchestre National de Paris (section cuivres et bois), d'un quatuor et d'un septuor à cordes, de Christine Ott aux ondes martenot, Yann Tiersen fait appel à des chanteurs. Ainsi Elisabeth Fraser (Cocteau Twins), pose sa voix sur deux titres ("Kala" et "Mary"), Jane Birkin sur "Plus d'hiver", Stuart A. Staples (Tindersticks) sur "A secret place", Miossec et Dominique A sur "Le jour de l'ouverture".

Le 5 juillet 2005 paraît le DVD La Traversée, film de Aurélie du Boys, qui retrace l'histoire du disque, des prémices de la création aux dernières touches parisiennes. Yann Tiersen a entamé une tournée européenne début juin (Irlande, Suisse, Belgique, Hongrie, Espagne, Portugal...) avec une formation resserrée autour de lui (guitare, basse, batterie, ondes martenot). Il passe en concert à La Cigale à Paris le 23 juin 2005. Il revient jouer dans la capitale, le 8 novembre, au Grand Rex.

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