Tiken Jah Fakoly

Créé le 29 septembre 2010 |
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1968

Tiken Jah Fakoly est né en 1968 à Odienné, au nord-ouest de la Côte d’Ivoire. Il y a bien longtemps, en Afrique de l’Ouest, l’empire mandingue comptait une grande famille, les Fakoly, dont l’un des ancêtres fut lieutenant de guerre de Soundjata Keïta - cette ascendance fera dire à Tiken Jah Fakoly qu’il est le “griot du reggae”.

En 1990, celui qui, enfant, aimait déjà danser et chanter, crée son premier groupe, Les Djelys. Deux ans plus tard, le groupe assure la première partie de Solo Jah Gunt et sort son premier album. Malheureusement, les deux mois de deuil national qui suivent la mort du président Houphouët-Boigny enterrent le disque. Tiken Jah Fakoly fait alors la tournée des grandes villes de Côte d’Ivoire, et sort en 1993 un nouvel album, Missiri.

En 1995, les premières élections de l’après Houphouët-Boigny sont prétexte à des luttes fratricides. Ces événements vont lui inspirer Mangercratie, plaidoyer pour une démocratie véritable, qui permette aux gens de manger, se soigner et vivre sous une justice équitable. Enregistré à Abidjan, cet album connaît un succès fulgurant en Afrique, et certaines de ses chansons deviennent des hymnes revendicatifs pour les étudiants, lors de leurs manifestations en 1997. Mis à l’index par la classe politique, il se tourne vers la France.

Finaliste du concours “Découvertes” de Radio France Internationale en 1998, il se produit dans de nombreuses salles parisiennes. Avec Cours d’histoire, mixé à Kingston, Jamaïque, il signe en 2000 un deuxième album-pamphlet dans lequel il dénonce les délires de la purification ethnique. Cet album, devenu une référence pour les jeunes des quartiers pauvres, le désigne comme un grand nom du reggae africain — un reggae aux couleurs mandingues, servi par une voix hypnotique au timbre chaud, des cuivres et des chœurs féminins. “Rebelle tranquille”, loin des bouffées mystiques de ses pairs, Tiken Jah Fakoly se veut le témoin d’une Afrique vivante.

Et s’il chante l’histoire des peuples africains en dioula, en français ou en anglais, c’est, dit-il, pour mieux comprendre le présent et dénoncer, sans jamais perdre son sens du persiflage, tout ce qui ronge le continent, de la haine interethnique à la corruption en passant par le néo-colonialisme.

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