Vian, Boris

Créé le 29 septembre 2010 |
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(1920-1959) - Auteur, Compositeur, Interprète

Ingénieur diplômé de l'Ecole Centrale en 1942, trompettiste fou de jazz, il consacre son temps à l'écriture (romans, pièces, poèmes, chansons, scénarios, articles pour Jazz Hot puis pour Combat...) et à la musique. Il anime avec sa formation de jazz, Le Tabou en 1947, son indicatif musical est "Ah si j'avais un franc cinquante" puis, en 1948, le Club Saint-Germain, où il côtoie le milieu intellectuel et artistique du Saint-Germain-des-Prés d'Après-Guerre.

En 1950, une maladie l'oblige à renoncer à la pratique intensive de la trompette. Cette même année, Henri Salvador est le premier à enregistrer une chanson de Boris Vian, "C'est le Be-bop". Il est reçu à la SACEM l'année suivante. L'échec de son roman "L'Arrache-coeur" en 1954 le pousse à se consacrer davantage à la chanson.

Renée Lebas lui présente son pianiste, Jimmy Walter, avec lequel il écrit une trentaine de chansons. En 1955, c'est "Le Déserteur", hymne antimilitariste écrit à la fin de la guerre d'Indochine, et dont la version enregistrée par Mouloudji en 1956 est interdite d'antenne, pour cause de guerre d'Algérie.

Jacques Canetti l'encourage à interpréter lui-même ses chansons, et le pousse, en 1954 et 1955 sur les scènes des Trois-Baudets et de la Fontaine des Quatre-Saisons. En 1955, il enregistre ses chansons ("La Complainte du progrès", "J'suis snob", "On n'est pas là pour se faire engueuler", "Cinématographe"), accompagné par Jimmy Walter puis par Alain Goraguer, avec qui il écrit également quelques dizaines de titres.

Avec Henri Salvador, Boris Vian reste l'inventeur du rock'n'roll français. Sous les pseudonymes de Vernon Sinclair et Henry Cording, ils signent avec Michel Legrand, les premiers titres rock en France, enregistrés par Henri Salvador, "Rock'n roll mops" ou "Rock-hoquet" : une veine parodique, mais du rock'n'roll authentique. Peu après, Magali Noël reprend le flambeau avec "Fais-moi mal Johnny" sur une musique d'Alain Goraguer.

Directeur artistique adjoint de Jacques Canetti chez Philips en 1957, puis chez Barclay, peu avant sa mort, il écrit "En avant la zizique" et "Par ici les gros sous", un pamphlet sur le milieu de la chanson. Il soutient dans ses chroniques un jeune interprète, Serge Gainsbourg.

Boris Vian a écrit près de 500 chansons, petite partie de l'œuvre de ce polygraphe inventif, prolifique et anticonformiste, adèpte de la dérision et du canular, membre avec Raymond Queneau du Collège de Pataphysique. On ne compte plus les artistes qui ont interprété ses chansons : Juliette Gréco ("Musique mécanique"), Mouloudji ("Le Déserteur", "Allons z'enfants"), Renée Lebas ("Moi mon Paris"), Catherine Sauvage, Philippe Clay ("Rue Watt"), Magali Noël ("Fais-moi mal Johnny"), Serge Reggiani ("Quand j'aurais du vent dans mon crâne"), Suzy Delair, Patachou, Les Frères Jacques ("Tango interminable des perceurs de coffres-forts"), Maurice Chevalier ("Pan, pan, pan, poireaux, pomm' de terre"), Simone Langlois, Petula Clark ("Java pour Petula"), Jacques Higelin ("L'Ame slave"), Bernard Lavilliers ("La Complainte du progrès") et bien sûr Henri Salvador ("Blouse du dentiste", "Faut rigoler", "Oh si y avait pas ton père"...).

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