Casino de Paris

Créé le 29 septembre 2010 |
Mots clés :

Emplacement

Casino de Paris
16 rue de Clichy, Paris 9e
France

Sur l'emplacement de ce qui fut, au XVIIIème siècle, une folie campagnarde, une salle de bal, un parc d'attraction et enfin une église, est édifié un grand bâtiment, servant à l'occasion de patinoire, dont une partie, réaménagée en 1880, est transformée en salle de spectacle. Attractions, musique et femmes de petite vertu qui officient sur le grand promenoir, assurent un certain succès à l'établissement, que des travaux séparent en deux parties en 1890 : le Nouveau-Théâtre côté rue Blanche, le Casino de Paris côté rue de Clichy, dans lequel sont présentées des attractions, ballets et pantomimes, puis des revues à partir de 1900.

La reprise de la salle par Léon Volterra, assisté de Jacques-Charles, inaugure, en 1917, l'époque des revues de music-hall à grand spectacle. Dans une salle entièrement refaite, Gaby Deslys, toute de plumes et de bijoux, descend l'escalier lumineux, une première. Elle est la meneuse de la revue "Laisse-les tomber", d'un luxe éblouissant et inédit. C'est aussi la première fois qu'un jazz band est présenté en France.

Vite devenu le music-hall parisien de référence, le Casino de Paris enchaîne sur des revues qui profitent des perfectionnements scéniques dernier cri, comme par exemple une gigantesque piscine en verre, avec sirènes, en 1922. A partir de 1918, Mistinguett et Maurice Chevalier y connaissent la consécration. On y voit également Dranem, Dorville, Louis Boucot, Marie Dubas, Gaston Gabaroche et Bach. Albert Willemetz et Saint-Granier sont les auteurs maison.

En 1929, Léon Volterra passe la main à Henri Varna qui va pousser le genre de la revue à son apogée. La nouvelle direction inaugure sa programmation, comme il se doit, avec Mistinguett. Suivent Joséphine Baker, Pills et Tabet, Marie Dubas, Tino Rossi, révélation en 1934, et Maurice Chevalier. Sous l'Occupation, Maurice Chevalier et Mistinguett restent les principales vedettes de la salle. Les restrictions font cependant évoluer les spectacles vers une formule d'attractions et de tour de chant. Après la guerre, les revues luxueuses reprennent leur droit, certaines dépassant les 1000 représentations. Pourtant, le genre s'essouffle. Henri Varna engage, comme meneuses de revues, des artistes venues de la chanson : Line Renaud, qui détient le record du nombre des représentations, de 1959 à 1963, Mick Micheyl en 1963, et de nouveau Line Renaud en 1966.

Après la mort de Henri Varna en 1969, la direction est confiée à Roland Petit qui reprend avec succès, de 1970 à 1975, le flambeau de la revue sur une musique de Jean-Jacques Debout, et assure la consécration de Zizi Jeanmaire. Pour sauver l'établissement, Line Renaud remonte sur scène en 1976, la musique de la revue étant de Lou Gasté. Confronté à des difficultés de tous ordres, la salle ferme en 1980. Ré-ouvert en 1982, le Casino de Paris rompt avec sa tradition en abandonnant les revues, trop onéreuses.

Il s'agit désormais d'une salle de spectacle accueillant des humoristes (Gad Elmaleh,  Elie Semoun, Muriel Robin, Dany Boon, Jamel Debbouze...), des comédies musicales (Starmania, Chicago, Le Petit Prince, Le Soldat rose, Fame...), des groupes et artistes rock (Lou Reed, Simple Minds, Artic Monkeys, Noel Gallagher, Rufus Wainwright, Goldfrapp, Mogwai, Nick Cave, America, Muse...) ou des artistes français avec, entre autres, Serge Gainsbourg (1985), Michel Jonasz (avec "Mister swing"), Eddy Mitchell, Alain Souchon, Arthur H, Jane Birkin, Renaud, Jacques Higelin, Miossec, Maxime le ForestierJacques Dutronc, Dominique A... Le Casino de Paris a été racheté en décembre 2001, par le groupe Atlanta Invest, six mois après la vente de l'Olympia à Vivendi-Universal. D'importants travaux lui ont redonné en 2008 son luxe d'antan.
 

Crédits des chansons à écouter ci-dessous :

C'est lui par Joséphine Baker (Roger Bernstein/Georges Van Parys), Frémeaux & Associés, Salabert, 1934 / Tout en rose par Gaby Deslys (William Burtey-Lucien Boyer/Vincent Scotto), Collection privée, Diodet, 1910 / Mon truc en plumes par Zizi Jeanmaire (Bernard Dimey/Jean Constantin), Phonogram-Philips-Polygram, Amour, 1961 / J'en ai marre par Mistinguett (Georges Arnould-Albert Willemetz/Maurice Yvain), EPM, Salabert, 1921 / Ma cabane au Canada par Line Renaud (Lou Gasté/Mireille Brocey), EPM, Louis Gasté, 1948


EXTRAITS AUDIO :
 

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