Barbara, l'automne - Les eaux sauvages

A l’occasion de la mise en ligne officielle des Actes de notre Université Anne Sylvestre & Barbara qui s’est tenue en mai 2017, nous vous convions à une soirée exceptionnelle mettant à l’honneur les œuvres de ces deux artistes importantes. Ces deux courts spectacles sont les fruits de deux résidences artistiques 2017 du Hall de la chanson au Musée Dauphinois en Isère. Ils explorent les œuvres de deux autrices-compositrices-interprètes majeures : Barbara et Anne Sylvestre qui, pour sa part, est en résidence de création au Hall de la chanson pour la création de 60 ans de chanson ! Déjà ??, son nouveau spectacle, les 6, 7 et 8 oct. dans une nouvelle salle à Paris : Le 13ème Art.

 
Avec Olivier Hussenet [pour Le Hall de la chanson] et Vladimir Médail
Avec Milena Csergo et Grégoire Letouvet,



 

LES EAUX SAUVAGES – 15 chansons d’Anne Sylvestre
 

Note d’intention d’Olivier Hussenet, notre artiste « maison » :

« À l’état sauvage, l’eau coule en torrent ou en paisible ruisseau ;  se dresse en tsunami terrifiant ou repose en lac sage et glacé ; poudroie en vifs embruns,  écume en vagues régulières ou stagne en mare trouble ou sombre marécage ; miroite, éblouissante, ou révèle d’abyssales majestés.

Les chansons d’Anne Sylvestre sont comme l’eau : oxymoriques et changeantes.

Vibrant depuis de nombreuses années en sympathie avec cet œuvre riche (la production d’Anne Sylvestre pour les adultes, puisque je n’ai guère croisé celle qu’elle destine aux enfants), je ressens aujourd’hui le désir de l’approcher en interprète (art que j’ai le bonheur d’exercer depuis vingt ans) et non plus seulement comme auditeur. Fruit du hasard ou raison inconsciente (j’ai eu la chance de chanter en écho avec cette grande artiste une de ses chansons inédite, Le grand Alléluia, où il est question de « toutes ces eaux sauvages »), la thématique de l’eau, qui traverse le répertoire très varié des chansons d’Anne Sylvestre, s’est imposée à moi sans préméditation. Sans doute les chansons de l’eau, Partage des eaux en tête, sont-elles celles qui me touchent le plus, tout simplement.

J’ai rencontré Vladimir Médail il y a quelques années déjà, alors qu’il était encore (brillant) élève guitariste du Conservatoire de Paris, sur un projet mêlant cette grande école de musique au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique où j’ai la chance d’enseigner l’interprétation de chansons aux côtés de Serge Hureau. J’ai suivi de loin en loin son parcours de musicien de jazz et, à l’occasion d’une collaboration avec d’autres élèves comédiens, il m’est apparu qu’il était l’homme de la situation. Ce projet l’a immédiatement emballé.

Cela a coïncidé avec le montage d’un partenariat de résidence du Hall de la chanson au Musée Dauphinois (à Grenoble), établissement très dynamique et innovateur qui avait déjà accueilli notre spectacle de chansons de la Première Guerre mondiale. Le chantier de ce projet Les eaux sauvages a donc été ouvert par cette première résidence d’une semaine, du 3 au 10 mai 2017, qui a inauguré le nouveau dispositif de résidence artistique du Musée. »

 

Olivier Hussenet Comédien, chanteur, artiste « permanent » du Hall de la chanson :

Comédien, il se voue à ses débuts au théâtre contemporain. Il interprète de nombreux auteurs d’aujourd’hui, français et étrangers sous la direction de Robert Cantarella, Frédéric Fisbach, Stanislas Nordey, Julie Brochen, Annie Lucas, Charlie Windelschmidt, Paul Tison, Roland Fichet…

Chanteur, il a débuté dans le choeur de l'Opéra de Rennes, puis a été interprète dans de nombreux spectacle musicaux, y jouant souvent en outre un rôle plus large (conception, co-mise en scène, dramaturgie) : Dans la peau (de Roland Fichet/Laurent Dehors), Lilith et Icare (opérette contemporaine de J. et M. Béziers). Aux côtés de Serge Hureau, il conçoit, co-met en scène et interprète : Du coq à l'âne (Museum d’Histoires Naturelles de Paris avec Jean-François Zygel + expo d’eaux-fortes de Picasso), Vive la politique ! (au Sénat et au Parlement Européen), Labyrinthes (Jardins de Bagatelle, Ville de Paris), Music-hall d’immeuble (sc. Nat. de Rezé, Opéra de Rouen, Théâtre Mogador), Jeux de Massacre (Trianon Transatlantique Sotteville-lès-Rouen), La Femme aux bijoux (Sénat), Jardin des métamorphoses (Sénat, Château d’Avignon), Chemin Faisant, Klasse Dietrich, Lisières (de et avec Nancy Huston au CentQuatre à Paris), Au Tabou (Scène Nationale de Tarbes), Chansons d’Enfances (BnF), Signé Silence, Bêtes à Bon Dieu (avec Anne Sylvestre à L’Européen à Paris). Il a également conçu, écrit et mis en scène aux côtés de S. Hureau Quel temps fait-il à Paris ? La Grange aux loups, Il a co-mis en scène avec l’auteur-compositeur François Marillier une création du Centre Dramatique national de Béthune : KitchenCircus, spectacle musical pour 36 interprètes. Il écrit et met en scène La Chanson de Rollon (théâ/musiq/danse, texte édité, avec un trio de Claude Bathélemy).

Pour Le Hall de la chanson, il conçoit et codirige avec S. HureauBalbaroc, Reda Caire-ma vie à l’envers ; mais aussi : On chantait quand même, Parade Fauve, Fleur au fusil, Sous ton balcon – Nougaro Sérénade, Concert poilu, Chansons parlées (chansons de Cocteau)… Il conçoit et coordonne des feuilletons sur l’histoire de la chanson (conférences/concerts). Par ailleurs, il aime à transmettre son approche du théâtre et de l’interprétation de chanson, dans des cadres divers (depuis 2009 au Conservatoire national supérieur d’Art Dramatique de Paris auprès de Serge Hureau, Conservatoire de Rennes (classe art dramatique), nombreux ateliers de théâtre, d’écriture dramatique, de performance–installation–vidéo à l’école d’architecture de Rennes auprès de François Seigneur, coaching d’artistes de musique comme Gillian O’Donovan, De Rien, Ilene Barnes, Imbert-Imbert…).

 

Vladimir Médail, guitariste de jazz, compositeur, arrangeur :

Cela fait quatre ans qu’on le voit parcourir les clubs de la capitale (Sunset, Petit Journal Montparnasse…) aux côtés de nombreux artistes, notamment des chanteurs. Il a ainsi pu montrer son sens de l’écoute, de la sobriété, d’une certaine virtuosité incarnée, dans l’accompagnement comme dans le jeu soliste, ainsi que d’une attention particulière donnée aux paroles et au sens émotif de la musique.

Sa carrière a pris un tournant décisif avec la rencontre de la chanteuse Mathilde, avec qui il a formé plusieurs projets reconnectant le jazz à la comédie musicale, en occupant la double fonction de guitariste/arrangeur : le duo The Cole Porter Project, The Bare Necessities 5tet – Disney et le Jazz, la troupe The West Siders, le spectacle musical et chorégraphique Love For Sale – une nuit avec Cole Porter. La comédie musicale, il l’a pratiqué également notamment au contact d’artistes américains vivant à Paris, comme au sein de la troupe AMT Live. La chanson française occupe également une place importante dans son activité musicale, au sein de la tournée de Mathilde, après la sortie de son album Je Les Aime Tous (enregistré avec Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo et Thomas Bramerie), avec la chanteuse Clara Brajtman (programme hommage à Boris Vian), ou encore à travers plusieurs collaborations avec le Hall de la chanson dirigé par Serge Hureau. Il offre également ses services à diverses formations instrumentales, notamment le DedicationBig Band du batteur Philippe Maniez.

Le guitariste a toujours travaillé à ses propres projets musicaux. Le Vladimir Médail trio (nouvel album « Sur le Pont » paru en février 2017), formé avec le contrebassiste Étienne Renard et le batteur Élie Martin-Charrière, est l’aboutissement d’un travail de recherche qui l’a amené à explorer les différentes sphères de son univers musical : le jazz bien entendu qu’il a étudié au Conservatoire de Toulon, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris avec Riccardo Del Fra, au Conservatorium Van Amsterdam avec Jesse Van Ruller, ou au Jazz Institut Berlin avec Kurt Rosenwinkel ; les musiques populaires américaines (notamment le folk et le blues) ou latines (musiques cubaines, brésiliennes, flamenco…), la chanson française ; la musique classique (Bach, Mozart, Ravel) qui lui vient de son père chanteur lyrique et chef de chœur, de sa formation de guitariste classique et de ses études d’harmonie au CNSM. Autant d’influences qu’il a pu synthétiser dans divers projets au cours du temps, allant du trio (hommages à Count Basie ou à CompaySegundo), à la guitare solo (concerts au festival Jazz à Saint-Germain en 2015), formule qu’il affectionne particulièrement. La composition de son propre répertoire de « chansons instrumentales » était l’étape obligée de ce processus, et c’est notamment avec son nouveau trio qu’il dévoile toute l’originalité de son univers musical.

Vladimir Médail consacre également une grande partie de son temps à l’enseignement. Titulaire du CA, il enseigne la guitare électrique et classique au Conservatoire de Palaiseau, et participe aux différents projets proposés par le conservatoire. Il enseigne également dans le cadre du stage Jazz On The Park à Chaux-les-Crottenay, organise des master-classes avec Mathilde ayant pour thème l’interprétation des standards de jazz issus du Great American Songbook, et participe à des concerts pédagogiques au sein du Bare Necessities 5tet – Disney et le jazz, ayant pour but de faire découvrir le jazz au jeune public via un répertoire connu de tous. Cette activité d’enseignant répond à la même vocation que son travail de scène et de studio : créer des instants de partage musicaux et humains avec le plus grand nombre.

Avec Olivier Hussenet (interprétation)
À la guitare : Vladimir Médail

 

BARBARA, L’AUTOMNE

Milena Csergo, comédienne, autrice, metteure-en-scène

Née en 1988, Milena Csergo vient de sortir du Conservatoire National supérieur d’art dramatique de Paris où elle a étudié dans la classe de Sandy Ouvrier puis Didier Sandre, après avoir suivi une formation de comédienne à la Classe libre des Cours Florent, sous la direction de Jean-Pierre Garnier. Elle se forme aussi sous la direction d’Yves-Noël Genod et de Françoise Merle.

Elle met en scène et écrit Où le temps s’arrête et sans chaussures, variation sur le mythe de Peter Pan. Après cette première réécriture, son deuxième texte, J’expire aux limbes d’amour inavoué, d’après Hamlet, obtient l’aide à la création du CNT (avril 2010). En tant qu’auteur, elle est accueillie en résidence d’écriture à La Chartreuse-CNES de Villeneuve lez Avignon en 2011 et 2012 ; elle y donne lecture de plusieurs de ses textes. En 2013, elle assiste à la mise en scène Violaine Schwartz pour Le Vent dans la bouche (Les Subsistances, Comédie de Reims...). En 2015, elle met en scène Et qu’on regarde l’heure il est toujours midi, nouvelle variation sur le mythe de Peter Pan.

Au festival d’Avignon 2017, elle joue dans deux spectacles du « In » : Claire, Anton et eux (de François Cervantes) et Juliette, le commencement (de Grégoire Aubin et Marceau Deschamps-Ségura).

Elle est diplômée d’un master 2 d’Etudes théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III), où elle a travaillé sous la direction de Joseph Danan sur la représentation de la mort et la scène comme lieu de résurrection.

 

Grégoire Letouvet, pianiste, compositeur, arrangeur

Formé au CRR et au CNSM de Paris, dans les cursus de jazz et composition, il se tourne tôt vers le théâtre et le cinéma, il écrit de nombreuses musiques de scène et de film primées aux festivals d’Aubagne, Sapporo, Hors-Pistes (Beaubourg) ou Locarno. Pour le théâtre ses musiques de scène ont été jouées aux festivals Premiers Actes, Avignon, à La Filature (Mulhouse), au TG95 (Cergy), Océan Nord (Bruxelles), Théâtre National de Belgique, travaillant sur des auteurs comme Müller, Beckett, Koltes, Cormann, Büchner, Tchekhov ou encore Racine. Il a écrit la musique des deux spectacles du Birgit Ensemble programmé au Festival d’Avignon 2017 : Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes.

Il monte en 2012 Les Rugissants, ensemble à géométrie variable à la croisée du jazz, du rock progressif et de la musique contemporaine. Avec leur premier disque L’Insecte et la Révolution en 2014, l’ensemble se produit aux Festival d’Avignon, Festival de la Défense, Jazz à Saint-Germain des Prés, au Ducs des Lombards, au Sunside, au Petit Journal Montparnasse ou encore au Grand Palais de Paris.

Artiste travaillant régulièrement depuis 2014 au Centre National du Patrimoine de la Chanson (Le Hall de la Chanson), il développe sa passion pour le répertoire de la chanson française du XVe siècle à nos jours, et travaille des formes sur le fil entre théâtre et musique en tant que pianiste, chef de chœur et arrangeur.

Auteur de plusieurs projets lyriques - dont le film-opéra Surgir ! (l’Occident) -, il travaille actuellement à l’adaptation pour l’opéra du texte Catégorie 3.1 du dramaturge suédois Lars Noren.

 

Avec Milena Csergo (interprétation)
Au piano et aux arrangements : Grégoire Letouvet
 

 
 
 

LE SAMEDI 23 SEPTEMBRE À 20H
 

Informations & Réservations : 01 53 72 43 00 

Tarifs : normal 15€ / réduit* 12€ / -26ans 10€ / -18ans et solidaire : 6€

* Réduits pour étudiants, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, groupe de + 10 personnes, possesseur du Pass Culture du 19ème, possesseur Pass Education, abonnés de la Cité de la Musique et de la Villette, personnels du ministère de la Culture et de la Sacem.Tarif solidaire : bénéficiaires du RSA, bénéficiaires du minimum vieillesse, moins de 18 ans.

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